Train d’enfer pour ange rouge

– tome un –
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Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination. Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au cœur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…

Ce que le ver Caro en dit :

Dans l’ordre, le premier titre où apparaît le fameux Sharko, personnage phare de Franck (moi bien entendu je l’avais rencontré dans sa seconde enquête en premier parce que je suis toujours à côté de la plaque…) et que dire sur lui à part que je le préfère aux côtés de Lucie Hennebelle, là je ne l’ai pas trouvé percutant face à mon coeur. J’en quelques titres de l’auteur sous le pied donc je peux « comparer » et dire que l’on note son évolution par la suite. Ici, une enquête bien menée, riche en thématiques bien traitées (avec de la recherche derrière comme toujours avec M. Thilliez mais moins dans l’apport d’infos culturelles si je peux catégoriser ainsi) mais ô combien pas percutante non plus dans le sens avec une trame classique dans le déroulement des rebondissements, révélations. Certes par contre faut avoir le coeur solidement arrimé au corps parce qu’entre les scènes de crimes (tortures, mises en scène, aie…) et la visite d’un lieu synonyme de mort dépeint avec les tripes c’est maous costaud!

– CHOUETTE –

L’anneau de moebius

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Thriller & policier

Résumé :
Pour sa première enquête, Victor Marchal aborde son métier de flic par sa face la plus noire : une ex-star du porno torturée, une mise en scène macabre, et une plongée dans le monde interlope des déviants sexuels et des monstres de la nature.

Depuis toujours, Stéphane Kismet est, quant à lui, hanté par des images prémonitoires mais cette fois elles obéissent à une indéchiffrable et terrifiante logique. Dans ses rêves, Stéphane possède une arme, il est recherché par la police, une petite fille est morte…

Les trajectoires de Victor et Stéphane vont se rejoindre. C’était écrit.

L’un n’a encore rien vu, l’autre ignore qu’il sait déjà tout…

Ce que le ver Caro en dit :

M. Thilliez nous souhaite un « bon voyage » en nous faisant une petite note où le temps est le maître mot. Comme moi, tu crains toujours de te perdre dans ce genre d’allers retours, et bien ne t’en fais pas, Franck a tout prévu grâce à une petite roue dessinée qui va t’aider à chaque fois à te situer dans tout ce qu’il va te proposer.
Bon, par contre, je ne te promets pas que tu vas rapidement comprendre dans quoi on s’embarque parce que là, ce n’est pas possible et surtout cela ne serait pas digne de notre auteur.Je peux te dévoiler deux trois choses cependant : nous allons avoir affaire à un sujet mettant en avant les gens « différents » physiquement. Comme toujours, moult recherches ont été faites, on le sent, on le sait, donc admiration du lecteur, voire même amour, piédestal… Franck est un dieu, que veux-tu ^^
J’ai craint qu’il ne prenne une direction dite hot qui ne m’aurait pas forcément plu. C’est une des branches traitées en début d’histoire pour lancer la machine mais on ne rentre pas dans les détails par la suite et là, je dis merci, car c’est bien tordu sexuellement parlant, et ça je n’aime pas des masses.

L’ambiance est malsaine, sombre, on se sent moite en lisant.

Côté personnages, Sharko n’est pas là… Tristesse un peu, mais nos deux héros de ce titre ne sont pas dégueulasses quand même.
Victor est un bleu mal accueilli qui va chercher à faire ses preuves en tant que flic, tandis que Stéphane est bizarre donc intrigant de par son métier et son « don ». Il fait bien dérangé quand même au début. J’ai eu pas mal de doutes à son propos et j’avoue ne pas avoir adhéré d’emblée à ses délires.
On le sait, ils vont se rencontrer et voir leurs affaires se lier. Une fois leur duo établi, ils vont offrir une image de couple de « bras cassés » je trouve. Ce qui est plutôt drôle avec le thème (humour noir, bonsoir).
La gente féminine est présente mais pas pour nous mettre à notre avantage, les filles. Bon Dieu, de vraies chieuses leurs femmes !

Contrairement à ma comparse de lecture Riz Deux ZZZ, je n’ai pas succombé à l’appel de Google pour avoir des images de certaines anomalies citées. Je ne me sentais pas capable de voir ce que la nature peut faire de certains d’entre nous, la peur de ne plus pouvoir oublier ces images m’a poussée à être raisonnable.

La fin pour nos deux personnages est du grand art, saisissante à souhait et en parfaite cohérence avec le reste du récit. Elle remue et c’est ça qui est bon. Du début à la fin on ne peut rester de marbre que ce soit dans le bon ou dans le mauvais sens. N’est-ce pas le propre de la lecture ?!

= FRANCK est une figure mythique du thriller, et ce n’est pas près de changer alors teste, chéri, si ce n’est pas encore fait, tu verras tu ne seras pas déçu, il va t’offrir de nouvelles connaissances, c’est obligé.

Gataca

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Thriller
603 pages chez Pocket
tome 2

Résumé :
L’Évolution est une exception. La règle, c est l’Extinction.
Une jeune scientifique spécialiste de l’évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont… gauchers.
Enfin, la découverte d’une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon.
Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ?
La clé est dans ces quelques lettres : GATACA…

Avis :
La petite attention de la part de l’auteur en début de roman est un détail qui a le don de me plaire. C’est tout bête, mais c’est agréable d’avoir l’impression qu’il nous parle, qu’il se confie un peu à ses lecteurs. Cela instaure d’emblée une sensation de confiance et de proximité qui est fort appréciable.

On se lance dans les premières pages avec un sentiment de soulagement naissant, en effet il est facile de se souvenir de la fin du Syndrome E, son tome précédent, ici.
Le retour dans cet univers Sharko & Henebelle se fait dans une ambiance bien triste et froide.
Les prémices de l’enquête dévoilent un thème complexe : l’ADN. Je vous vois déjà froncer les sourcils l’air de dire je ne vais rien comprendre. Eh bien si et c’est là qu’excelle M. Thilliez. Certes,  il appuie son intrigue sur un sujet vaste et pointu, et pourtant même en étant novice en génétique on arrive à suivre, à comprendre et cela nous permet d’enrichir nos connaissances tout en titillant notre curiosité. L’auteur se met à notre niveau en se servant habilement de ses protagonistes et c’est terriblement génial de découvrir de nouvelles choses, surtout quand elles sont aussi incroyables et passionnantes !
Croyez-moi, une fois terminé, vous aurez envie de faire vos propres recherches et l’auteur le sait, puisqu’il nous y encourage chaudement en nous donnant des pistes, le petit canaillou ^^
Ce qui est vraiment saisissant c’est que même si on n’y connait rien, on cherche à suivre les raisonnements, on se pose beaucoup de questions et on arrive même à faire des suppositions qui vont se révéler justes.

Je ne parlerai pas de l’évolution des personnages puisqu’il s’agit d’une suite, mais je peux clamer haut et fort que Lucie devient agaçante de par son comportement vis-à-vis des autres, tandis que Sharko est encore plus charmant dans le genre torturé. Cela reste délicat de les juger, que ce soit pour l’un ou pour l’autre puisque nous ne pouvons imaginer facilement nos réactions face à ce qu’ils vivent. Mais ils restent des guerriers qui se battent contre vents et marées, et c’est pour cela qu’on affectionne leurs aventures.

Leurs chemins seront parsemés de toutes sortes de personnes. Des moments touchants aux scènes agaçantes, notre cœur est mis à rude épreuve, tout comme nos neurones. Un roman complet qui mérite qu’on le dévore à sa juste valeur 😉

L’histoire est prenante, on est constamment à fond les ballons pour en savoir encore et toujours plus.

Comme dans Le syndrome E, nous allons et venons entre les deux points de vue et bien entendu, les deux pistes exploitées vont finir par se rejoindre pour s’ouvrir sur du lourd, de l’improbable, du stupéfiant.

Je lève mon chapeau à l’auteur pour son travail de titan au niveau des recherches qu’il a faites. Il aime ce qu’il fait, soigne son travail et nous en offre le meilleur.

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Si vous êtes gaucher, lisez-le, vous allez être surpris, et si vous ne l’êtes pas, jetez-vous dessus et vous verrez que c’est surprenant…

Mes comparses :
Sabrina
Marlène

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Le syndrome [E]

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Thriller
510 pages chez Pocket
tome 5

Résumé :
Une affaire étrange bouleverse l’été de Lucie Hennebelle, lieutenant de police à Lille où elle vit avec ses jumelles. Un de ses ex-petits amis a perdu la vue en visionnant un court métrage acheté au fils d’un collectionneur décédé. Un film muet, anonyme, mais surtout, un film à la mise en scène malsaine et au scénario énigmatique. Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l’OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, Nanterre) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d’une schizophrénie tenace. Il cède à l’appel du terrain à la demande de son supérieur et contre l’avis d’Eugénie, la petite fille imaginaire qui le suit depuis la mort de sa femme et de sa fille. Dans le Nord de la France, cinq corps d’hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé. Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l’informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l’histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer… Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années 1950, les deux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome E. Un mal d’une réalité effrayante qui révèle que nous pourrions tous être capables du pire…

Avis :
On alterne de suite les points de vue d’Hennebelle et Sharko et leurs deux enquêtes.
La première fait penser au film The Ring avec ce visionnage qui entraîne une cécité, la seconde est, dirons-nous, plus classique : plusieurs cadavres dans un sale état, refoulant énormément en plein cagnard. Que du lourd, donc !

On se rend vite compte qu’un flot de recherches a été fait dans le domaine du cinéma et du cerveau. On a vraiment la sensation que l’auteur est calé sur les sujets, c’est appréciable et très intéressant. Même si clairement, cela fait peur de constater le pouvoir des images dans notre société.

Bien entendu, nos deux flics viennent à se rencontrer et quel moment ! Ils sont époustouflants aussi bien l’un que l’autre ! De la poigne, du caractère, des cicatrices laissées par un passé douloureux, un véritable combat de titans que leurs échanges. J’adore !

Les deux intrigues se rejoignent également, et cela prend une tournure qui angoisse, qui nous met mal à l’aise et nous fait courir dans divers endroits pour enfin avoir ce fil conducteur qui se révèle effroyablement saisissant.

Tout est sombre et la fin n’arrange rien à ce poids sur notre coeur malgré cette petite lueur de vie qui a fait son apparition.

Un livre choc qui nous jette en pleine tête une réalité affolante sur notre monde.

> Dans ma PAL : Gataca
Atomka
Train d’enfer pour ange rouge

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L’encre et le sang

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Thriller
119 pages chez Pocket

Résumé :
Au fond d’un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle attend.
La machine.
Il suffit de taper. Et tout s’écrira, dans la réalité.
Très vite, l’écrivain William Sagnier comprend qu’il tient là l’instrument de sa vengeance. La femme qui l’a trompé. L’homme qui lui a volé son livre.
Tous ceux qui l’ont humilié, utilisé, détruit, seront punis à leur tour.
La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là où se mélangent l’encre et le sang…

Note:
Il s’agit de la quatrième de couverture & non d’un résumé que l’on peut trouver sur le net, car ce dernier dévoile toute l’intrigue & nuit à l’effet de surprise…

Avis :
Je n’attends rien ou presque d’une nouvelle mais celle-ci  m’a emmenée avec elle au cœur de son l’histoire noire et m’ a réellement surprise.  Je me suis retrouvée obsédée par cette machine à écrire & les événements qu’elle engendre.
Une intrigue au départ pas franchement originale avec un objet maléfique qui va se révéler vicieuse.
Des indices sont mis en évidence et nous sommes persuadés d’être dans le vrai quant à la fin que l’on imagine facilement mais pas du tout! Les auteurs ont excellé pour ce dénouement et cette fin ouverte qui nous laisse pensif et frissonnant.
Le fait qu’ils soient deux derrière ce récit ne se ressent pas et c’est un très bon point car le changement de style dans une oeuvre n’est pas pour me plaire.
La rapidité de lecture ne nous permet pas de nous accrocher à William ni aux autres protagonistes car ils ont tous un problème psychologique qui bloque l’attachement que l’on aurait pu éprouver.
Et même si notre personnage principal se place en victime au départ, posséder la machine le transforme et il devient quelqu’un qui fait clairement peur.

Cool
Une nouvelle qui m’a laissé quelque peu sur ma faim, j’en aurais voulu encore mais cette scène finale lui va si bien…