Lake Ephemeral

– tome unique –
lake-preview-255x367Sera, onze ans, a vécu toute son enfance dans un orphelinat. Mais sa vie prend un nouveau tournant lorsqu’elle découvre que sa mère biologique est bel et bien en vie et à sa recherche. Conduite à Lake Ephemeral, un domaine résidentiel isolé, pour l’y rencontrer, la jeune ado découvre une communauté en marge du monde. Là, les enfants sont libres de vivre pleinement jeux et aventures au quotidien dans ce paradis naturel.
Mais bien vite, d’étranges détails troublent Sera : on lui refuse toute entrevue avec sa mère malade, les cinq autres jeunes qui cohabitent avec elle ne connaissent rien du monde ni de leurs premières années. Et si l’imposante clôture électrique qui délimite le domaine est bien installée pour les protéger de l’extérieur, pourquoi le terrain est-il infesté de plantes carnivores mortelles ?
Dans les profondeurs du Lac Éphémère, Sera parviendra-t-elle à percer les secrets des sept manoirs ? Parviendra-t-elle à s’échapper ?

Info : traduit par Vincent Tassy
           sorti début février

Ce que le ver Caro en dit :

Lake Ephemeral semble de prime abord un petit paradis sur Terre, mais comme bien souvent il suffit de gratter un peu la surface pour basculer dans le stressant de cette vie en autarcie aux multiples mystères, dans l’étouffant de cette végétation foisonnante et dangereuse, dans l’angoissant du poids de cette prison dorée et de ses réelles raisons d’être maintenue dans l’ombre.
Pourquoi tant de secrets, tant de non dits, de lieux interdits, inconnus même? Une véritable quête de vérité entreprise par une fille puis jeune femme particulière qui ne lâchera rien, qui n’est pas au bout de ses surprises et ce jusqu’à la toute fin.

Un titre pour ceux qui refusent les stéréotypes, qui veulent croire au bonheur infernal :p , qui recherchent un mélange délicieusement ficelé de Young Adult, thriller et science fiction, qui aiment les frissons et cogiter aussi sur le fondement des éléments.
Les maîtres mots seraient ici farfouiller & se rebeller pour tout exposer au grand jour.

Merci aux éditions du Chat Noir pour ce partenariat.

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Cosmographia

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Les constellations ne sont pas les seuls messages que le ciel nous adresse. Les étoiles et leurs cycles, dans leur improbable répartition, nous racontent une histoire dont nous sommes les propres acteurs. Nous ne savons pas qui est de l’autre côté de la plume, nous ne pouvons que supposer. Mais si l’univers est en permanente expansion, c’est parce que le récit continue. Mon frère et moi sommes les seuls à pouvoir déchiffrer les secrets célestes. Nous sommes Cosmographes, nous sommes lecteurs d’étoiles.

Ce que le ver Caro en dit :

Un instant volé très important dans la vie de ces jumeaux oracles mis à jour par un graphique synonyme de ravissement des yeux et un style poético-tragique. Le dessin fait se communier à la perfection l’ombre et la lumière, le sombre du monde, des gens et la beauté de ces deux êtres légendaires. Une histoire rapide forcément vu le format mais un véritable conte illustré qui nous rappelle que la vue est plus qu’un outil de lecture. Je ne renie pas pour autant la joie qui m’a habitée lors de ses retrouvailles avec Mathieu Guibé. Pour les adeptes des jolies choses sur tous les plans.

Merci aux éditions du Chat Noir pour ce partenariat

Montres enchantées

– tome unique –
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Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.

Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.?

Ce que le ver Caro en dit :

Un recueil tout en montagnes russes, qui n’a pas eu un goût de reviens-y.
Les nouvelles ne sont pas du tout du même acabit et aucun ressenti n’est au même niveau.
Nous sommes arrivées à la conclusion, avec Elhyandra, que le genre steampunk n’était pas forcément un choix judicieux pour de si courts récits.
Je me pose même la question quant à mon affection pour ce genre dans lequel je suis novice.
Des difficultés à imaginer les différents rouages et fonctionnements me font douter de ma possibilité à entrevoir dans mon esprit les trucs, les machins et les bidules.
J’avoue, j’aurais adoré avoir des illustrations afin de me faciliter la tâche.

Voici donc un point rapide sur ce florilège de récits sur lesquels je vais brièvement mettre en avant ce que j’en retiendrai  :
(en plus du fait que, sans comparse de lecture ni soutien, donc, je ne sais pas si j’aurais persévéré…)

Et depuis je compte les heures > un Londres difficile d’accès pour mes neurones, mais on ne s’y attarde pas, un homme mystérieux qui cache un lourd secret aux effluves de vengeance travaillée, un côté mécanique qui m’a bien plu, une damoiselle qui aurait mérité de se voir passer sous un train de par ses manières et sa mentalité de chieuse, un final qui plie l’ensemble.

Comment meurent les fantômes > une pauvre fille, victime de la vie qui s’acharne sur sa personne, qui décide de la fuir via une montre, encore une fois je vais souligner le fait que je n’ai absolument pas compris comment est l’objet… Une envie de la pousser à agir au lieu d’opter pour la passivité, j’ai aimé l’image qui se devine de la finalité, cela donne un goût de nouveauté à l’acte, mais l’ensemble reste passif et déprimant.

Le toquant > une de mes favorites, si ce n’est même the number one ! Deux amis que tout oppose, un coureur de jupons et son acolyte effacé, chacun passant un examen dans sa spécialité. L’exubérant est artiste, l’introverti soigneur, une ambiguïté qui pose la question des limites entre humains et objets, une mise en avant des déviances possibles dans ce type d’univers, mais tout en sentiments, totalement séduite j’ai été, d’ailleurs, en parlant de ressenti 😉

Allergène > triste déception, le manque d’exploitation imposé par ce format me désole, tant il y avait un potentiel indéniable. Un tel fond me ravissait totalement, mais l’essentiel en est absent, c’est bien trop rapide pour que je m’approprie les informations. L’auteur mélange fiction et réalité entre Freud, Holmes, Jack (pour vous donner un aperçu). Cela facilite grandement la projection du lecteur dans ce récit puisque l’ambiance, les lieux, sont évidences. Un don de sujets trop généreux pour si peu de pages…

Tourbillon aux Trois Ponts d’or > je ne cours pas après les poires comme fruit à la base, mais là, clairement, ce fruit m’a blasée puisqu’il est la clef de la chute que je n’ai absolument pas comprise… J’ai horreur de cela, d’ailleurs quand j’étais plus jeune, je voyais les nouvelles comme des textes aux chutes impossibles à comprendre qui te donnent cette impression de débilité genre « je suis trop bête pour comprendre le délire de l’auteur ».  Une énigme en chambre close, cela avait tout pour me charmer et pourtant, une fois le truc expliqué, on m’a perdue, mon esprit a tenté de joindre tous les morceaux et a surchauffé en cours de route. Le duo choisi était intéressant, constitué d’un agent et son divisionnaire atypique, c’est le bon point ici. Un ensemble trop tordu…

The Pink Tea Time Club > deux sœurs, la plus âgée est rangée et rentre bien dans les cases, sa cadette par contre veut n’en faire qu’à sa tête, un côté très fifille peste qui a eu raison de moi. Un accident étrange va la motiver à devenir partenaire d’un étrange horloger qui doit remonter des mécanismes afin d’éviter à des portes de s’ouvrir. Derrière ces dernières, des êtres appartenant à d’autres mondes qui pourraient semer le chaos. Une fin mignonnette qui a su me redonner le sourire et qui affiche sans complexe le girl power de cet écrit.

 Je reviendrai > des boucles dans l’histoire qui nécessite des neurones solides, tout est ici dans les dernières lignes terriblement touchantes et qui sauvent le ton qui sonne Terminator

Le club des érudits hallucinés > encore une fois, bien des aspects rendent le lecteur curieux et souffrent de ce manque d’approfondissement que je ne cesse de déplorer. Nous sommes en compagnie dune bande de gens  aux portefeuilles garnis qui se retrouvent pour partager leur passion pour la biomécanique. Ce ne fut pas mauvais, mais je n’étais pas dedans…

When time drives you insane > Insane, oui, je l’ai été, mais avec la nouvelle. Un style bien trop particulier qui m’a donné l’impression de vivre plutôt le mythe de Sisyphe, à voir recommencer les mêmes souffrances à chaque page… et non celui d’Orphée et d’Eurydice. Lue en diagonale, un fond qui ne me percute pas et des spécificités de plume qui ne m’interpellent absolument pas… Pour parler de temps, ici j’ai perdu le mien et sans l’aide de ma binôme de lecture, j’aurais abandonné ce recueil à ce moment. En résumé, Eurydice n’est pas contente, voire même très énervée, et du coup ne va pas être gentille.

Derrière les engrenages > comme quoi parfois l’acharnement a du bon, j’ai trouvé cette histoire terriblement jolie, des personnages attachants dans une petit ville qui a bien des secrets à dévoiler pour offrir un final au summum du touchant et du surprenant. L’auteur nous a eu en beauté avec Sylvine, une femme qui décide de bousculer les choses, Théo qui s’immisce dans son quotidien et Ambrose qui semble apprécier la rébellion de sa petite femme qui refuse de se plier à la coutume.

Pacte mécanique > un côté sombre romantique que je valide, cette nouvelle est la préquelle du titre La nuit des cœurs froids, j’avoue ne pas avoir été assez réceptive pour vouloir acheter le roman. Cependant, j’ai adhéré à cet amour fort, tout en passion, qui pousse à agir de façon insensée. Jolie et noire en somme.

La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet > un fond pas mauvais, mais le style m’a laissée de marbre et a fait en pâtir mon ressenti général. Un train, des vers vivant dans des décharges afin d’en éliminer les contenus, un homme détestable qui souhaite écrire un roman et se voit offrir par un des lombrics une occasion en or de produire quelque chose, puisque ce dernier aime se donner en spectacle lors des passages des voyageurs et de là va découler un badaboum de l’extrême.

L’agonie des aiguilles > une découverte de la plus haute importance faite par une archéologue qui peut nuire à la société et au gouvernement en place si elle est dévoilée au grand public. La trame m’a bien bottée.

Da Svidaniya Rossiia ! > un moment agréable passé au côté d’Anastasia Romanov, on assiste à un tournant de sa vie puisque elle a réchappé au meurtre programmé des siens.  Une hypothétique fuite que l’auteur s’approprie d’une façon que je plussoie, surtout avec la présence d’un bien étrange Raspoutine très intéressante. Mais fort court encore une fois, la lectrice en moi aurait voulu bien plus sur le sujet et sur cette manière de l’aborder.


Au fil du temps >
un homme qui ne lève pas le voile sur tous ses secrets, le mystère reste, la chute ne se comprend pas bien du coup, une Nature qui décide de reprendre le pouvoir sur une ville devenue lisse et qui a oublié l’impact du temps, un petit goût plaisant de mythologie grecque via les Trois Moires. Encore une fois, je déplore un manque d’explications qui me fait rester sur un ressenti moyen.

Le cimetière des heures perdues > l’inquisition et la sorcellerie sont au rendez-vous, le poids du passé et son appel à la vengeance aussi, une énigme pour un homme qui tend à devenir écrivain. Des thèmes qui me parlent.

Malvina Moonlore > une lecture qui se passe plutôt bien pour ce dernier récit reprenant le sujet de la poupée maudite en mode steampunk. Une fin qui peut se deviner, un homme farfelu qui tombe en admiration devant une horloge très particulière et le vampirisme abordé de façon novateur, si on ajoute une chute qui s’entend, on est pas mal.

Lu avec mon Elhyandra

 

Souvenirs volés

– tome 1 –

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Perdue dans un monde aux fééries monstrueuses, une ado troublée doit découvrir qui elle est et pourquoi ses souvenirs ont été volés, avant d’être rattrapée par ceux qui veulent sa mort. Elle se choisit le nom de « Memory » et n’a plus qu’un seul but : retrouver le chemin de sa maison où qu’elle puisse être. Mais ces contrées sont étranges, aucune technologie à l’horizon et l’acier est banni, en raison d’un pacte entre les humains et les créatures magiques qui cohabitent dans ce royaume aux codes du passé. Avec son t-shirt et son jean déchiré, Memory sait qu’elle est différente. Hantée par son passé, chassée par un dragon, désirée par le roi et suivie par un mystérieux et beau sauvage qui semble la connaitre, tout le monde est après elle ; et elle suspecte que ce n’est pas juste pour sa tenue décalée. Sa mémoire perdue renferme de dangereux secrets qui remettront en cause tout ce qu’elle connait et menaceront tous ceux qu’elle aime.

Ce que le ver Caro en dit :

Son air de conte prend tout son sens avec le lugubre de l’histoire. En effet, nous avons tous en tête les gentillets récits de Disney, et pourtant les histoires originelles ne sont pas mignonnettes du tout, du tout… Et ici c’est somme toute pareille, nous sommes dans du sombre.

Pour souligner ce choix de genre, on aperçoit à chaque début de chapitre un dessin ainsi que quelques illustrations dans le roman. Cela a eu un effet très nostalgique des livres pour enfants sur ma personne.
On note qu’elles sont de bon goût et très agréables à zieuter. Magnifique taf!

La trame laisse entrevoir une quête d’identité, celle-ci ne sera pas menée de façon psychologique ni conventionnelle comme un Young Adult « classique » qui ouvre une marge de manœuvre plus grande aux pensées. Ici elle sera tout en action, en actes, en avancement via des rebondissements et autres péripéties et surtout elle n’est pas réellement le centre d’attention premier.

Memory n’est pas perdue que dans son esprit, elle n’est pas de ce monde et l’apprivoise tant bien que mal en même temps que le vide immense présent dans sa tête. Mon souhait pour la suite serait de voir plus exploiter l’aspect féérique et ses protagonistes.
Cependant, les contrées sont faciles à imaginer, on les visualise sans problème que ce soit au niveau des lieux ou des gens qui peuplent les endroits visités. Peut-être qu’il manque de fantastique puisque le lecteur se rattache à des choses connues pour peupler sa projection, se basant sur des images d’une époque antérieure.

D’ailleurs  j’ai aimé cet ancien mis en avant de notre univers, et également les personnages tout droit tirés des souvenirs de petits bouts que l’on peut avoir avec ce dragon, ce mauvais roi, cette princesse blonde et cette magie ambiante. Tout comme j’ai apprécié le récent avec notre monde duquel vient Memory et qui a forcément des impacts sur l’intrigue.

J’ai eu un souci de temporalité par contre au moment d’un levé de voile important, mais je sais que ce n’est pas mon fort de cogiter sur ce thème, années écoulées, compréhension d’un temps égrainé différemment. Hormis ce point, l’ensemble est bien construit, avec des surprises, de grosses révélations, de l’intelligence, du doute, de l’amitié, des prémices d’amour, du suspens…

Une légende obscure  qui peut parler au plus grand nombre grâce à l’ancrage de notre monde ce qui apporte unee petite note d’originalité intéressante sans omettre de rester dans les basiques des histoires du soir que l’on a tous connu forcément.

Merci aux éditions du Chat Noir pour ce partenariat