Dans le ventre des mères

– tome deux! –
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Janvier 2008. Une explosion anéantit un village ardéchois. Dans un décor apocalyptique, les sauveteurs exhument un charnier. Les cadavres, véritables cobayes humains, ont subi des mutations génétiques. Une femme apparaît dans les décombres : Laure Dahan, 29 ans. Ses jours sont comptés. Son obsession : sa fille qu’elle n’a jamais connue. Elle doit la mettre à l’abri avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, elle est prête à tout et n’hésite pas à semer la désolation sur son passage. Les meurtres se succèdent, mystérieusement reliés, au fil de l’enquête du commandant Vincent Auger. De Grenoble à Berlin, de Zagreb à la Sicile, une course-poursuite s’engage entre Laure et Vincent. Quel rapport entre elle et les cobayes humains ? Dans un monde où s’effritent les frontières entre le bien et le mal, Vincent Auger devra choisir son camp.

Ce que le ver Caro en dit :

Comme vous le voyez, j’ai mis un point d’exclamation pour souligner ce chiffre deux. En effet, en voyant l’auteur aux quais du polar de Lyon et en lui exposant mon problème de compréhension, j’ai vu la lanterne s’éclairer d’un coup… Il y a un précédent mais nulle indication croisée à ce propos… Donc mon vrai point négatif n’a pas lieu d’être, puisque le souci vient d’un manque d’informations concernant le côté technique qui est abordé plus profondément dans Marketing viral… Le seul véritable bémol vient de la rapidité voire absence de deux scènes qui me semblaient inévitables voire cruciales mais on s’en remet. Ici ce récit s’adresse à un lecteur en quête d’une combinaison entre course et fond scientifique véhiculée par une « secte » avec des enjeux qui dépassent ce simple groupuscule, une toile d’araignée est tissée dont les ramifications vont apparaître doucement à Vincent, un homme malmené par la vie, en cause sa vie personnelle (on sait on en a vu d’autres) et à Laure, femme plus atypique, qui se démène comme une dératée, un peu Lara Croft dans le corps mais malade dans son âme, pour atteindre un but ultime avant de se retrouver rattraper par le funeste qui rôde en elle. 

– CHOUETTE –

Lu en lecture commune avec Marine Nbs
– son avis –

Sept jours à River Falls

– tome un –
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Sarah Kent, issue d’une famille modeste, est une étudiante modèle qui mène une vie paisible, parmi l’élite de l’université de River Falls, une petite ville des Rocheuses. Pourtant tout va changer, un matin de printemps, quand Amy Paich et Lucy Barton, ses deux meilleures amies des années de lycée, sont retrouvées atrocement mutilées dans la forêt toute proche. Or, deux jours auparavant, Sarah avait reçu une lettre, plutôt étrange, de Lucy et Amy… Le monde de Sarah bascule dans l’horreur. Sera-t-elle la prochaine victime du tueur ? Le shérif Mike Logan, aidé de Jessica Hurley, son ex-petite amie, une profileuse réputée, est chargé de l’enquête. Tous deux croient très vite être sur la bonne piste. Mais ils ignorent que leur adversaire les manipule avec une redoutable perversité…

Ce que le ver Caro en dit :

Un thriller sans aucune prétention, qui se clame classique d’emblée de jeu et donc qui ne surprend pas dans son déroulement mais qui a le mérite de passer comme une lettre à la Poste sans défaut de fabrication notifié. Un climat de départ tout en tension qui a merveilleusement pris sur moi, un personnage principal portant le titre de Shérif (il m’en faut peu pour être heureuse…) et une sphère estudiantine présente affectionnée par bibi. Fann, en podcast, a rapproché ce titre d’un épisode d’une série télé à l’américaine et je plussoie!

Code 93

– tome un –
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Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Écrit par un lieutenant de police, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés.

Ce que le ver Caro en dit :

Forcément, au bout d’un moment, on se doit de se frotter à ce nom que les copines ne cessent de clamer à tout bout de champ. Ont-elles raison?! Je n’en suis pas pleinement convaincue… Pourquoi? Parce que je ne lui ai pas trouvé une nouveauté, une originalité à couper le souffle, qui te fait te taper le postérieur sur le carrelage, pour autant je lui reconnais un côté visuel empli de réalité évident et des morts pas communes qui m’ont subjuguée par leur côté surnaturel possible (mais dont il n’est pas question ici). Pour le reste, cela reste simple et efficace : un corbeau, des meurtres, un tout qui se recoupe sur fond de grosses révélations dégueulasses politiquement parlant, une équipe avec en première ligne un homme comme on l’attend dans ce genre, secondé par un geek, un « crevard » de nanas et une nouvelle qui est à l’opposé de la barbie. Bien mais avec autant de bruit l’exceptionnel m’a fait faux bond pour que j’en rajoute une couche…

La maison des miroirs

– hors-série –
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Quelques meubles minables. Une odeur infecte. Aux murs, des miroirs, et encore des miroirs. Ici, il y a vingt ans, John Grady a tué quatre enfants. Ce n’est plus une maison, c’est un tombeau.
Et quelque chose y demeure, qui ne demande qu’à ressurgir. Chargé de surveiller cet endroit sinistre, Charlie Parker scrute les ombres… Il n’est pas seul : dehors, un homme étrange attend de recouvrir une dette. Le « Collectionneur ».
Et si le pire était à chercher de l’autre côté des miroirs ?

Ce que le ver Caro en dit : 

Un lieu en tous points abominables de par le passé et son poids, de par les travaux d’intérieur entrepris par le tueur en série John Grady entre odeurs dérangeantes et reflets omniprésents qui mettent mal à l’aise, et de par son état actuel de maison à l’abandon. Ce court récit est un livre à ambiance. Entre glauque, surnaturel et peur, on suit Charlie, personnage phare et détective, que j’ai envie de voir dans une enquête plus approfondie et pousser aussi dans son évolution personnelle. C’est d’ailleurs idem quant au collectionneur qui semble apparaître dans la série aussi et qui n’est que noirceur flippante et fort mystérieuse ^^

Hugo de la nuit

– tome unique –
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« L’oncle d’Hugo allait presser l’interrupteur de la lampe de chevet lorsque l’enfant le retint par la main. – Attends… J’avais encore une question à te poser… – Quoi donc ? sourit son oncle. – Je me demandais… Tu penses qu’un mort, ça peut se déterrer tout seul ? Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l’absurdité de la question. – « L’enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle. – Qu’est-ce que ça veut dire ? – C’est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts. Hugo fronça les sourcils d’un air dubitatif. – Et sur ce constat d’épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves ! D’un clic, il éteignit la lampe de chevet. Hugo entendit ses pas s’éloigner dans le noir. La porte se referma sans bruit. Maintenant, la nuit pouvait commencer… »

Ce que le ver Caro en dit :

Là je suis sans voix (si si c’est possible!) devant cet écrit et mon incompréhension totale sur bien des aspects. J’ai été assez étonnée vu le public visé de la dureté de certaines scènes (cadavre, insecte, meurtre violent), de la compagnie majeure d’Hugo à savoir une bande de fantômes totalement abracadabrantesque (qui n’était pas sans rappeler l’esprit déluré du Chapelier Fou et autres personnages décalés du monde d’Alice au pays des merveilles), de la présence d’autres « créatures » que je n’apprécie pas dans l’avancée de l’intrigue et enfin de la chute ou dénouement qui m’a laissée comme deux ronds de flans avec une impression d’absence de cerveau. En bref, je n’ai pas compris pourquoi tout cela pour arriver à un truc qui semble ne pas s’expliquer simplement… FLOP!