Le manoir aux secrets

– tome 1 –
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Les cambriolages se multiplient dans la petite ville où vivent Armand et son amie Pepper. Celle-ci est bien décidée à les arrêter, d’autant qu’Armand vient de se découvrir un don extraordinaire : il peut se transformer à volonté en araignée et se glisser partout !

Quand les enfants comprennent que les voleurs sont installés dans le manoir de
Mme Mesmer, une horrible vieille dame, ils imaginent un plan machiavélique pour les neutraliser.
Ils se glissent par des souterrains secrets jusqu’au manoir…

affaire à résoudre        quête de reconnaissance          préjugés mis à malle     sentiments
                 volonté de bien faire            aventure             petits frissons         sourires & rires                                 un peu de Maman j’ai raté l’avion & de famille Adams
              m’a donné envie de me replonger dans les récits policiers de ma jeunesse     amitié          pas tout beau tout rose, réalité de la vie           harcèlement scolaire abordé
           action           ingénieux        famille           fantastique                                                               lieu lugubre qui attire, intrigue tiré film « horreur »

CHIC

 

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Sept jours à River Falls

– tome un –
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Sarah Kent, issue d’une famille modeste, est une étudiante modèle qui mène une vie paisible, parmi l’élite de l’université de River Falls, une petite ville des Rocheuses. Pourtant tout va changer, un matin de printemps, quand Amy Paich et Lucy Barton, ses deux meilleures amies des années de lycée, sont retrouvées atrocement mutilées dans la forêt toute proche. Or, deux jours auparavant, Sarah avait reçu une lettre, plutôt étrange, de Lucy et Amy… Le monde de Sarah bascule dans l’horreur. Sera-t-elle la prochaine victime du tueur ? Le shérif Mike Logan, aidé de Jessica Hurley, son ex-petite amie, une profileuse réputée, est chargé de l’enquête. Tous deux croient très vite être sur la bonne piste. Mais ils ignorent que leur adversaire les manipule avec une redoutable perversité…

Ce que le ver Caro en dit :

Un thriller sans aucune prétention, qui se clame classique d’emblée de jeu et donc qui ne surprend pas dans son déroulement mais qui a le mérite de passer comme une lettre à la Poste sans défaut de fabrication notifié. Un climat de départ tout en tension qui a merveilleusement pris sur moi, un personnage principal portant le titre de Shérif (il m’en faut peu pour être heureuse…) et une sphère estudiantine présente affectionnée par bibi. Fann, en podcast, a rapproché ce titre d’un épisode d’une série télé à l’américaine et je plussoie!

Code 93

– tome un –
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Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Écrit par un lieutenant de police, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés.

Ce que le ver Caro en dit :

Forcément, au bout d’un moment, on se doit de se frotter à ce nom que les copines ne cessent de clamer à tout bout de champ. Ont-elles raison?! Je n’en suis pas pleinement convaincue… Pourquoi? Parce que je ne lui ai pas trouvé une nouveauté, une originalité à couper le souffle, qui te fait te taper le postérieur sur le carrelage, pour autant je lui reconnais un côté visuel empli de réalité évident et des morts pas communes qui m’ont subjuguée par leur côté surnaturel possible (mais dont il n’est pas question ici). Pour le reste, cela reste simple et efficace : un corbeau, des meurtres, un tout qui se recoupe sur fond de grosses révélations dégueulasses politiquement parlant, une équipe avec en première ligne un homme comme on l’attend dans ce genre, secondé par un geek, un « crevard » de nanas et une nouvelle qui est à l’opposé de la barbie. Bien mais avec autant de bruit l’exceptionnel m’a fait faux bond pour que j’en rajoute une couche…

Etranges rivages

– tome onze –
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Erlendur est de retour ! Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l’est, le commissaire est hanté par le passé. Le sien et celui des affaires restées sans réponse. Dans cette région, bien des années auparavant, se sont déroulés des événements sinistres. Un groupe de soldats anglais s’est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussi à regagner la ville, d’autres pas. Cette même nuit, au même endroit, une jeune femme a disparu et n’a jamais été retrouvée. Cette histoire excite la curiosité d’Erlendur, qui va fouiller le passé pour trouver coûte que coûte ce qui est arrivé…
C’est un commissaire au mieux de sa forme que nous retrouvons ici !

Ce que le ver Caro en dit :

 Erlendur n’avait eu que peu d’effet sur moi lors de mes deux précédentes aventures à ses côtés (en réalité une entière un poil plus puisque notre second rendez-vous fut écourté, j’y trouvais le temps long). Et là, on ne va pas jouer de violon à la Belle et le Clochard mais j’étais bien à son bras, à parcourir les fjords de son enfance, à le voir s’ouvrir à nous,nous ouvrir les portes de son passé qui l’a façonné à la dur avec la disparition de son petit frère. Disparation, justement c’est là le thème profond de ce récit, celle de Matthildur qui va remuer bien des gens, des dires et des souvenirs.
Si on est en quête d’investigations faites en sous-marin, de volonté d’assister dans toutes les initiatives entreprises pour mettre la vérité à jour et donc d’un rythme lent, de paysages froids, désolés, de personnes âgés qui se rappellent d’un temps que les moins de vingt ans… la la la, d’un enquêteur qui s’accroche à son os à ronger et aimerait se débarrasser du poids qui pèse sur son existence depuis cette fameuse journée où le drame l’a frappé, vous êtes au bon endroit.

L’héritage de Jack l’Eventreur

– tome 8 –
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— Commissaire Workan?? s’enquit la voix féminine au téléphone.
— C’est moi. Que voulez-vous?? dit-il sur la défensive.
— J’aimerais vous rencontrer. Je suis une vieille dame et je me déplace difficilement. Pourriez-vous venir me rendre visite à la pointe du Décollé??
— La pointe du Décollé à Saint-Lunaire??
— C’est cela. Si ça ne vous dérange pas.
— Bien sûr que si, ça me dérange?! Si vous avez des révélations à faire, appelez la gendarmerie locale?!
— Il n’y a que vous qui allez comprendre ce que j’ai à vous dire.
— Vous me surestimez, Madame… Allez-y?!
— Pas au téléphone. Il faut que je… que je vous montre.
— Quoi??

Ce qu’il s’apprête à découvrir dépassera sa raison. Mrs Drummond, la vieille Anglaise, ne l’épargnera pas. Workan se voit plonger dans son propre passé… sous les griffes et le couteau de Jack l’Éventreur.

Ce que le ver Caro en dit :

Un titre aguicheur, une allusion rapidement faite à la possible transmission des gênes du mal et aux descendants du plus célèbre des Jack ^^ Mamma mia!!! J’ai vite vu mon engouement stoppé de plein fouet, donc si c’est cet aspect qui titille votre curiosité, zappez le truc. Pourquoi? Parce que ici il faut vouloir rigoler d’une équipe de bras cassés, rivalisant de stupidités avec pour chef un commissaire piquant à chaque instant, aux comportements et aux remarques aussi parfois What’s the fuck! En clair, cela s’adresse à un lectorat qui veut se payer une bonne tranche de rire à base de n’importe quoi et non une intrigue fouillée à la fin développée. Pour ceux qui veulent tester un nouvel horizon où les abdos sont mis à contribution.
Un titre délirant que l’on pourrait qualifier de nul dans le sens drôle du terme.

La voix du sang

– tome un –
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Il y a deux cents ans, une famille loyaliste fuyait en Angleterre pour échapper à la guerre d’Indépendance américaine, avant de disparaître, semble-t-il corps et biens.
Généalogiste américain chevronné, Jefferson Tayte est engagé par les descendants pour découvrir ce qu’il est advenu de leurs ancêtres. Mais en se lançant, à travers la Cournouailles, sur les traces de la lignée Fairborne, Tayte est loin d’imaginer la terrible vérité que ses recherches vont révéler : le destin tragique d’une jeune fille, un coffret énigmatique recelant un sombre secret, et une longue série de crimes perpétrés par-delà l’Atlantique et le temps.
Tayte n’est cependant pas le seul à enquêter : quelqu’un d’autre cherche les mêmes réponses et ne reculera devant rien pour les trouver. Quand on exhume l’histoire d’une famille, on réveille fatalement les liens du sang…

Ce que le ver Caro en dit :

Un mystère familial ancien nous offre une alternance présent passé au poids lourd, à l’atmosphère pesante. Quelque chose de terrible s’est passé, c’est une évidence, mais quoi, comment, qui. Tant de questions auxquelles va devoir répondre Jefferson Tayte, notre personnage principal. Il se range dans la catégorie des héros malgré eux très attachants, un peu nounours dans l’attitude. Il veut juste faire son boulot, mais voilà cela va se corser, on va tenter de le stopper. Il n’en fallait pas plus pour le convaincre qu’il doit aller au bout des choses. C’est lui qui m’a le plus captivée dans cette lecture, j’ai trouvé intelligent de mettre en avant ce métier fascinant, il porte cette casquette de généalogiste à la perfection et je le retrouverai avec grand plaisir. On ne va pas se le cacher, même si j’ai adoré mon moment de lecture, on peut rapprocher ce titre de cette fameuse case « livre téléfilm ». L’intrigue tient le coup, les rebondissements, révélations aussi, aucun reproche direct puisque j’y est été plus que bien, c’est juste que l’ambiance, l’avancée des choses, est propre aux histoires de l’après-midi.

Merci à la plateforme Netgalley ainsi qu’aux éditions Amazon crossing pour ce partenariat

La mésange et l’ogresse 

– tome unique –
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Une enquête romanesque au plus près de l’énigmatique épouse de Michel Fourniret pour tenter de cerner les terreurs de notre société à travers l’une des affaires les plus retentissantes de ces dernières années.

« Ce que je vais vous raconter ne s’invente pas. »
22 juin 2004. Après un an d’interrogatoires, Monique Fourniret révèle une partie du parcours criminel de son mari, « l’Ogre des Ardennes ». Il sera condamné à la perpétuité. Celle que Michel Fourniret surnomme sa « mésange » reste un mystère : victime ou complice ? Instrument ou inspiratrice ? Mésange ou ogresse ?
Quoi de plus incompréhensible que le Mal quand il revêt des apparences humaines ?
En sondant les abysses psychiques de Monique Fourniret, en faisant résonner sa voix, jusqu’au tréfonds de la folie, dans un face à face tendu avec les enquêteurs qui la traquent, ce roman plonge au cœur du mal pour arriver, par la fiction et la littérature, au plus près de la glaçante vérité.

Ce que le ver Caro en dit :

Comment parler d’un tel livre sans se munir de pincettes… Je ne sais pas, mais je vais tâcher de délivrer mon avis simplement, comme si je ne parlais pas d’abject et d’horreur .

Il faut savoir que je suis, depuis adolescente, fascinée et passionnée par la noirceur de l’être humain et par ses vices innommables. Les tueurs en série furent mes meilleurs amis fut un temps. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, mais je ne peux nier que cette obsession demeure intacte dès que je plonge mon nez dans un titre issu de nos faits divers. 

Ce roman a été une lecture validée, je pousserai même jusqu’au terme adoré. 

Il est fait de façon très intelligente,  sans voyeurisme, sans gratuité dans l’ignoble. Il relate les événements sans fioritures aucunes. C’est immersif sans être intrusif. 

Un rythme intéressant est offert, grâce à la forme construite à l’aide de différents points de vue. Celui de Monique Fourniret, une femme éblouissante de noirceur, elle semble bête, inspire le dégoût et pourtant, le tableau dressé va révéler bien plus qu’une simplette torturée.
Nous avons aussi, associé à cela, ses interrogatoires qui permettent de constater une évolution tant dans cette personne entendue que dans les investigations.
Le flic à leur origine est quelqu’un que l’on sent investi d’une mission, il se bat corps et âme pour faire éclater la vérité, quitte à nuire à sa santé et à sa famille.
Enfin de cours chapitres consacrés aux nombreuses victimes et aux circonstances de leurs enlèvements / meurtres avec, en information, les conditions météo qui permettent une réalité, une proximité glaçante. 

Le point négatif que j’aurais à émettre serait l’absence de Jeff, leur enfant. J’aurais été curieuse de connaître ses pensées.

Plus que lui qui apparaît comme une réincarnation du mal avec sa fascination pour la virginité et le beau parler, elle, va se révéler être le diable incarné caché sous des vêtements de pauvre fille. 

Fourniret n’est pas réellement le centre d’attention mais on en apprend plus sur lui, sur sa façon de se foutre de la gueule du monde, de son intérêt pour la culture, de sa croit-il supériorité assumée. Je me faisais une toute autre image du personnage et j’ai aimé connaître la vérité. 

Cadres noirs

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Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.
Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. À son sentiment de faillite personnelle s’ajoute bientôt l’humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois…
Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l’argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l’ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d’une prise d’otages.
Alain Delambre s’engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.
S’il se rendait soudain compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.
Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

Ce que le ver Caro en dit :

Pierre Lemaitre est une de mes valeurs sûres en matière de thrillers & policiers. Et encore une fois, cela a fonctionné entre nous, même si j’ai exceptionnellement à redire.

En effet, l’histoire de base ne m’a pas autant emballée qu’à l’accoutumée, il faut dire qu’ici point de tueur en série, cela joue forcément 🙂
Et puis, en lisant le résumé, je ne me sentais pas envahie d’une joie énorme même si j’étais curieuse de ce que l’auteur pouvait faire avec cette base. Il m’a habituée à des retournements de situation bluffants et à des fins éblouissantes. Ici, c’est moins violent, car excentrique à mes yeux, mais cela n’a pas empêché à mon petit cœur d’en prendre un coup tout de même.
Ce qu’il faut retenir pour moi avec ce titre, c’est le rythme. J’ai été essoufflée du début à la fin. J’avais l’impression de courir en lisant alors que je n’étais pas forcément profondément ancrée dans le récit.
On saute souvent d’un endroit à l’autre sans transition pour justement appuyer cette volonté. C’est déroutant de prime abord, mais on comprend vite que l’on a pas de temps à perdre, donc à bas le superflu.
On est en plein dans notre actualité, le chômage, la crise, le désespoir et ce que l’on serait prêt à faire pour enfin sortir de cette situation qui nous tue à petit feu. C’est machiavélique, tordu, cela peut même paraître tiré par les cheveux.
Par rapport aux personnages, je n’ai pas grand-chose à souligner, ils sont plausibles, ils sont là et on les imagine bien dans ce cadre (noir ^^) effectivement.
J’ai tout de même un préféré, il se nomme Charles et brille de son aura positive dans toute cette noirceur. Il apporte une bouffée d’air frais dans ce récit désolant, ce qui n’est pas négligeable.
Si l’on n’accepte pas cette idée abracadabrante de prise d’otage, on ne peut pas prendre pleinement partie à la suite, et ce serait fort dommage, car, mine de rien, c’est saisissant et empli de sentiments, qu’ils soient nobles ou tout le contraire. Mais, j’avoue, c’est un peu trop rocambolesque pour ma personne.

Am Stram Gram

– tome 1 –
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Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale.

Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire.

Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe.

Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

Ce que le ver Caro en dit :
(en quelques mots griffonnés sur son carnet)

Addictif
Cousu de fils blancs

Un flic qui boit on a
Un flic torturé on a
Un véreux Check
Une Flic qui donne une impression de supériorité, d’inatteignable on a

Passé de serial killer classique
Un tueur en série spécial qui aurait mérité plus de profondeur quant à sa « différence »

Nombre de rebondissements qui suivent une trame habituelle
Une idée de base intéressante (au goût de Saw quelque peu) mais qui perd de sa superbe face au classique. Cependant, la psychologie offerte via ce jeu est miam miam mais j’en aurais bien repris plus…

Je n’ai pas été vraiment surprise mais c’était cool.

 

Les fauves

– tome unique –
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« Torturez-la ! Violez-la ! Tuez-la ! » À la tête d’une ONG luttant contre le recrutement de jeunes par l’État islamique, l’ambitieuse Haiko est devenue la cible d’une terrible fatwa.
Lorsqu’elle engage Lars comme garde du corps, le militaire tout juste revenu d’Afghanistan a un mauvais pressentiment. Sa cliente lui a-t-elle dit l’entière vérité sur ses activités ? Serait-ce la mission de trop pour cet ancien otage des talibans ?
Dans cet univers ou règnent paranoïa et faux-semblants, Haiko et Lars se fascinent et se défient tels deux fauves prêts à se sauter à la gorge, sans jamais baisser leur garde.

Ce que le ver Caro en dit :

Magistralement animale cette oeuvre est!

Le titre pointe exactement le coeur de ce récit où l’on sent les humains bestiaux, brutaux, comme ayant régressé dans leur évolution. De nombreuses fois, on aperçoit un terme se rapportant à l’image des fauves, de l’essence même de ce que cela signifie. Ces répétitions appuient cette ambiance lourde offerte d’emblée de jeu avec une scène d’une férocité sans nom, d’un après acte barbare et de tout ce qui cela offre aux regards des lecteurs qui arrivent là.

Haiko & Lars sont deux êtres qui n’ont plus vraiment d’étincelle de pureté en eux, des secrets, des non dits, des faux semblants. Les associer c’est alourdir l’atmosphère & donner la sensation de bave aux lèvres, de combat, de regards vils.
Lars a eu ma préférence, est-ce parce que c’est un homme, je ne saurais le dire mais cela doit peser un poil dans la balance. En tout cas, il est tout en armoire en glace certes mais aussi en humeur du trente-sixième dessous.
Haiko n’est pas en reste, mais rien que son climat familial me la rend moins attirante. Une mère type reine qui domine sa cour de par sa célébrité passée et un frère qui se la joue artiste. Supériorité bonjour… La quête de Haiko est honorable mais d’emblée elle n’apparait pas sous son meilleur jour et impose de par la première scène un doute étrange au lecteur sur ses motivations, ses réelles actions… SUSPENS ^^

Une des forces de cette histoire est clairement le lot de thèmes abordés : l’ancien soldat et son fardeau de traumatismes, la drogue, la condition des femmes qui partent faire le djihad, les idées butées de l’Etat islamique, celles également de leurs ennemis.
Tout en descente en enfer, et en actualité malheureusement.

C’est cet ancrage aisé dans notre vie qui m’a rendue fascinée par ce que je lisais, j’apprenais, je comprenais.

Ce qui a nui à mon ressenti est le final, que je conçois après coup, qui semble évident une fois qu’on y réfléchit mais qui est dut à digérer sur l’instant.

C’était juste une bombe!qui m’a explosée à même la tronche!

Des chroniques lues par mes soins sur le sujet :
Bettie Rose Books
Le boudoir littéraire