Vils

– tome unique –
couv8788890
Bienvenue, visiteurs, dans les méandres de la folie humaine. Venez explorer les esprits les plus vils, à la frontière du Mal, du normal ou encore du paranormal… Saurez-vous vous en remettre ou bien vous laisserez vous emporter dans le monde des esprits torturés? Dans ce recueil, vous trouverez différentes histoires toutes aussi dérangeantes les unes que les autres, entre le thriller et le fantastique, entre la réalité et l’imaginaire.

Ce que le ver Caro en dit :

Ce qui a tout fait capoter entre nous, c’est le format court, au goût de scène, d’histoire anecdotique sans tout ce que j’aime découvrir broder autour. Le fond, lui, est d’un désespérant sans nom, à lire quand le moral est au top du top sinon je ne promets rien quant à votre état psychologique une fois la lecture terminée. Des récits inégaux sur la balance de mes goûts. Une nouvelle marquante sur le thème de la secte qui m’a beaucoup remuée en ouvrant dans ma mémoire le dossier reportage télé secte du soleil.
Sa force : la beauté de sa couverture.

Publicités

Montres enchantées

– tome unique –
couv17889507
Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.

Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.?

Ce que le ver Caro en dit :

Un recueil tout en montagnes russes, qui n’a pas eu un goût de reviens-y.
Les nouvelles ne sont pas du tout du même acabit et aucun ressenti n’est au même niveau.
Nous sommes arrivées à la conclusion, avec Elhyandra, que le genre steampunk n’était pas forcément un choix judicieux pour de si courts récits.
Je me pose même la question quant à mon affection pour ce genre dans lequel je suis novice.
Des difficultés à imaginer les différents rouages et fonctionnements me font douter de ma possibilité à entrevoir dans mon esprit les trucs, les machins et les bidules.
J’avoue, j’aurais adoré avoir des illustrations afin de me faciliter la tâche.

Voici donc un point rapide sur ce florilège de récits sur lesquels je vais brièvement mettre en avant ce que j’en retiendrai  :
(en plus du fait que, sans comparse de lecture ni soutien, donc, je ne sais pas si j’aurais persévéré…)

Et depuis je compte les heures > un Londres difficile d’accès pour mes neurones, mais on ne s’y attarde pas, un homme mystérieux qui cache un lourd secret aux effluves de vengeance travaillée, un côté mécanique qui m’a bien plu, une damoiselle qui aurait mérité de se voir passer sous un train de par ses manières et sa mentalité de chieuse, un final qui plie l’ensemble.

Comment meurent les fantômes > une pauvre fille, victime de la vie qui s’acharne sur sa personne, qui décide de la fuir via une montre, encore une fois je vais souligner le fait que je n’ai absolument pas compris comment est l’objet… Une envie de la pousser à agir au lieu d’opter pour la passivité, j’ai aimé l’image qui se devine de la finalité, cela donne un goût de nouveauté à l’acte, mais l’ensemble reste passif et déprimant.

Le toquant > une de mes favorites, si ce n’est même the number one ! Deux amis que tout oppose, un coureur de jupons et son acolyte effacé, chacun passant un examen dans sa spécialité. L’exubérant est artiste, l’introverti soigneur, une ambiguïté qui pose la question des limites entre humains et objets, une mise en avant des déviances possibles dans ce type d’univers, mais tout en sentiments, totalement séduite j’ai été, d’ailleurs, en parlant de ressenti 😉

Allergène > triste déception, le manque d’exploitation imposé par ce format me désole, tant il y avait un potentiel indéniable. Un tel fond me ravissait totalement, mais l’essentiel en est absent, c’est bien trop rapide pour que je m’approprie les informations. L’auteur mélange fiction et réalité entre Freud, Holmes, Jack (pour vous donner un aperçu). Cela facilite grandement la projection du lecteur dans ce récit puisque l’ambiance, les lieux, sont évidences. Un don de sujets trop généreux pour si peu de pages…

Tourbillon aux Trois Ponts d’or > je ne cours pas après les poires comme fruit à la base, mais là, clairement, ce fruit m’a blasée puisqu’il est la clef de la chute que je n’ai absolument pas comprise… J’ai horreur de cela, d’ailleurs quand j’étais plus jeune, je voyais les nouvelles comme des textes aux chutes impossibles à comprendre qui te donnent cette impression de débilité genre « je suis trop bête pour comprendre le délire de l’auteur ».  Une énigme en chambre close, cela avait tout pour me charmer et pourtant, une fois le truc expliqué, on m’a perdue, mon esprit a tenté de joindre tous les morceaux et a surchauffé en cours de route. Le duo choisi était intéressant, constitué d’un agent et son divisionnaire atypique, c’est le bon point ici. Un ensemble trop tordu…

The Pink Tea Time Club > deux sœurs, la plus âgée est rangée et rentre bien dans les cases, sa cadette par contre veut n’en faire qu’à sa tête, un côté très fifille peste qui a eu raison de moi. Un accident étrange va la motiver à devenir partenaire d’un étrange horloger qui doit remonter des mécanismes afin d’éviter à des portes de s’ouvrir. Derrière ces dernières, des êtres appartenant à d’autres mondes qui pourraient semer le chaos. Une fin mignonnette qui a su me redonner le sourire et qui affiche sans complexe le girl power de cet écrit.

 Je reviendrai > des boucles dans l’histoire qui nécessite des neurones solides, tout est ici dans les dernières lignes terriblement touchantes et qui sauvent le ton qui sonne Terminator

Le club des érudits hallucinés > encore une fois, bien des aspects rendent le lecteur curieux et souffrent de ce manque d’approfondissement que je ne cesse de déplorer. Nous sommes en compagnie dune bande de gens  aux portefeuilles garnis qui se retrouvent pour partager leur passion pour la biomécanique. Ce ne fut pas mauvais, mais je n’étais pas dedans…

When time drives you insane > Insane, oui, je l’ai été, mais avec la nouvelle. Un style bien trop particulier qui m’a donné l’impression de vivre plutôt le mythe de Sisyphe, à voir recommencer les mêmes souffrances à chaque page… et non celui d’Orphée et d’Eurydice. Lue en diagonale, un fond qui ne me percute pas et des spécificités de plume qui ne m’interpellent absolument pas… Pour parler de temps, ici j’ai perdu le mien et sans l’aide de ma binôme de lecture, j’aurais abandonné ce recueil à ce moment. En résumé, Eurydice n’est pas contente, voire même très énervée, et du coup ne va pas être gentille.

Derrière les engrenages > comme quoi parfois l’acharnement a du bon, j’ai trouvé cette histoire terriblement jolie, des personnages attachants dans une petit ville qui a bien des secrets à dévoiler pour offrir un final au summum du touchant et du surprenant. L’auteur nous a eu en beauté avec Sylvine, une femme qui décide de bousculer les choses, Théo qui s’immisce dans son quotidien et Ambrose qui semble apprécier la rébellion de sa petite femme qui refuse de se plier à la coutume.

Pacte mécanique > un côté sombre romantique que je valide, cette nouvelle est la préquelle du titre La nuit des cœurs froids, j’avoue ne pas avoir été assez réceptive pour vouloir acheter le roman. Cependant, j’ai adhéré à cet amour fort, tout en passion, qui pousse à agir de façon insensée. Jolie et noire en somme.

La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet > un fond pas mauvais, mais le style m’a laissée de marbre et a fait en pâtir mon ressenti général. Un train, des vers vivant dans des décharges afin d’en éliminer les contenus, un homme détestable qui souhaite écrire un roman et se voit offrir par un des lombrics une occasion en or de produire quelque chose, puisque ce dernier aime se donner en spectacle lors des passages des voyageurs et de là va découler un badaboum de l’extrême.

L’agonie des aiguilles > une découverte de la plus haute importance faite par une archéologue qui peut nuire à la société et au gouvernement en place si elle est dévoilée au grand public. La trame m’a bien bottée.

Da Svidaniya Rossiia ! > un moment agréable passé au côté d’Anastasia Romanov, on assiste à un tournant de sa vie puisque elle a réchappé au meurtre programmé des siens.  Une hypothétique fuite que l’auteur s’approprie d’une façon que je plussoie, surtout avec la présence d’un bien étrange Raspoutine très intéressante. Mais fort court encore une fois, la lectrice en moi aurait voulu bien plus sur le sujet et sur cette manière de l’aborder.


Au fil du temps >
un homme qui ne lève pas le voile sur tous ses secrets, le mystère reste, la chute ne se comprend pas bien du coup, une Nature qui décide de reprendre le pouvoir sur une ville devenue lisse et qui a oublié l’impact du temps, un petit goût plaisant de mythologie grecque via les Trois Moires. Encore une fois, je déplore un manque d’explications qui me fait rester sur un ressenti moyen.

Le cimetière des heures perdues > l’inquisition et la sorcellerie sont au rendez-vous, le poids du passé et son appel à la vengeance aussi, une énigme pour un homme qui tend à devenir écrivain. Des thèmes qui me parlent.

Malvina Moonlore > une lecture qui se passe plutôt bien pour ce dernier récit reprenant le sujet de la poupée maudite en mode steampunk. Une fin qui peut se deviner, un homme farfelu qui tombe en admiration devant une horloge très particulière et le vampirisme abordé de façon novateur, si on ajoute une chute qui s’entend, on est pas mal.

Lu avec mon Elhyandra

 

Le transcendant

– nouvelle intermédiaire –
entre Le monstre & ???
couv31695447Après la disparition de sa famille, Bader Al-Sayyed part à leur recherche et passe dix années de sa vie à retracer le chemin de leur ravisseur. Jusqu’au jour où l’on glisse une mystérieuse lettre sous sa porte…

Ce que le ver Caro en dit :

Cette nouvelle met en opposition deux sons de cloches bien distincts que l’on a du mal à imaginer s’associer. Le début ressemble à un départ de conte comme celui de La belle au bois dormant ou de La belle et la Bête avec une malédiction, cause des pans de vie à venir. Puis on bascule, Bader, l’enfant victime de ce soi-disant sort, vit dans notre monde, l’actuel avec la coalition, les insurgés, les soldats et les coups de feu.

L’ambiance est à la fois bien fixée dans la réalité et quelque peu fantastique avec cette mention faite d’une sorcière et d’événements étranges dans ce court récit au rythme significatif de ce format puisque rapide.

Il peut être casse gueule de vouloir mêler thriller et « bizarreries », mais nous sommes dans un lieu en fin de texte où le peuple présent a des croyances qui se prêtent à ce mix. Cela me laisse à penser que la suite peut être fort prometteuse. En tout cas, je suis intriguée et j’ai bien envie de voir comment utilise ce qu’avance l’auteur ici.

 

Âme ténébreuse, coeur lumineux

couv64397458

Fantasy

Résumé :
La romantic fantasy est une variation autour de la fantasy, à travers des histoires plus féminines et poétiques. Ce sous-genre est apparu grâce à de grandes dames de l’imaginaire pour qui le féminisme était une valeur importante, pour ne pas dire un combat.
Des écrivains d’aujourd’hui rendent hommage à ces auteurs d’hier, en redonnant vie à des héroïnes fortes et passionnées. Suivez-les sur les rivages d’Avalon, mais aussi dans nos rues familières ou vers des mondes encore inconnus… Embrassez les ténèbres pour renaître dans la lumière !

Auteurs :
– Valérie Simon
– Hilda Alonso
– Anne Laure
– Cécile Guillot
– Lydie Blaizot
– Denis Labbé
– Lucie Chenu
– Vincent Tassy
– Sophie Dabat
– Sara Doke

Remerciements :
Aux éditions du Chat Noir pour ce partenariat

*************************************************
Ce que le ver Caro en dit :

On ne peut sortir indemne de ce recueil où il y a en pour tous les goûts, je pense que l’on ne peut tout aimer ni tout détester. Cependant, chaque lecteur aura affaire à des histoires qui trouveront un écho dans son cœur grâce à ces femmes, toutes meurtries psychologiquement de différentes manières, affaiblies donc, mais toutes fortes à leur façon face à ces instants de vie délicats qui nécessitent une volonté tenace d’agir.

Voici donc un point rapide sur ce florilège de récits sur lesquels je vais brièvement mettre en avant ce que j’en retiendrai  :
Le gisant > une ode à l’amour, celui qui est à la fois pur, car le cœur aimant n’a jamais crié qu’un seul nom, et dangereux de par sa force et les souffrances qu’il provoque quand il ne trouve pas le retour attendu.
Un récit avec une poésie certaine faisant honneur à la nature et aux lieux.
Des lieux reflétant la magie via l’omniprésence de la déesse.
Le thème de la statue est un classique que j’affectionne.
Les héritières d’Avalon > nous sommes dans le même cadre que la nouvelle précédente, mais ici le récit est délivré dans un ton biblique et fait référence aux erreurs humaines qui nécessitent réparation… Satanas pêcheurs dans l’idée… Le style a fait un flop sur ma personne.
Les cartes de Lili > le réconfort trouvé dans le tirage des cartes d’une femme enceinte, en proie à un désarroi total. En effet elle doit affronter la triste réalité : le décès de son bien aimé.
Encore une fois, l’occulte règne et amène à une image emplie de symbolique puissante.
Les sœurs de la lune noire > l’héritage d’une grand-mère particulière comme j’aimais à voir la mienne, petite.
Un sujet cher à l’auteure tout en beauté et en végétation. Elle est en terrain conquis sans pour autant négliger le renouveau attendu par son lectorat et a su totalement m’émouvoir en me donnant la sensation de me parler de mon aïeule disparue qui apparaissait pour le voisinage comme une sorcière ;p (les préjugés sur les chats noirs n’y sont pas étrangers, d’ailleurs ^^)
Du sang pour l’adagio > la volonté de réussir par tous les moyens et le prix diabolique à payer pour atteindre le but ultime.
Du sang, de l’horreur, une sorte de chair de poule adulte.
La fin m’a laissée sur ma faim quant au futur de la jeune fille et à la réelle finalité de son histoire.
L’étincelle > une femme soldat dans une autre galaxie, qui va recevoir une vérité de plein fouet. Malheureusement, de base, je savais que cela n’allait pas fonctionner entre nous. L’univers mis en avant par l’auteur, à la Star Wars, me laisse d’emblée totalement de marbre.
Retour à Gaïm’hya > un monde où les femmes sont enchaînées et où l’arrivée détonante d’une nouvelle tête va mettre en avant l’entraide.
Une scène qui semble piquée à un texte de plus grande ampleur, comme une image de vie.
Regarde ce qu’il y a dans sa tombe > un amour impossible qui va être éclairé par un conte, écrit a l’allure de rituel avec sacrifice à la clef.
Les dames de Shiraven > un fils dément et violent à qui on fait épouser une jeune femme dans le but d’offrir par ce mariage une pureté à la lignée d’une façon fort machiavélique.
La fille des abjurées > les préjugés, l’entêtement dans des croyances révolues et la beauté de la différence délivrée dans un monologue empli de nombreux sentiments forts afin de faire évoluer les mentalités.

Maty

 

9791023404159_w250

Nouvelle

Résumé :
L’amour, même en musique, peut mener à tout, y compris au pire.

Remerciements :
A l’auteur Gilles Vidal pour ce partenariat

*************************************************
Ce que le ver Caro en dit :

Une nouvelle noire signée Gilles Vidal où l’on entrevoit d’une façon fort sombre le pouvoir que peut avoir l’amour, le destructeur, celui qui, dès le départ, s’appuie sur des bases branlantes, pourries d’avance par le malsain du pourquoi de cette histoire.

Maty, le centre de tout, est une femme fragile, instable qui aime à se détruire et qui est adulée par Bob. Elle a une emprise sur lui, mais de la pire espèce, celle qui pousse à agir pour de mauvaises raisons…

Une réelle force se dégage de cette dizaine de pages. L’aventure que vit Bob est à la fois glaçante et mortellement sublime. En effet, magnifique est la chute proposée qui allie beauté des sentiments, inspiration musicale et anecdote macabre.

Un instant glauque & amoureux que je ne regrette pas et auquel, malheureusement, je crois entendre un doux son de possible réalité.

Absinthes et démons

couv69196890Fantastique

Résumé :
Qui est réellement Lord Nermeryl ? Le diable, comme le laisse sous-entendre la rumeur ? Ou un jeune dandy un peu trop excentrique dont le passe-temps morbide est d’enquêter sur des affaires surnaturelles ?

Au fil des énigmes, en compagnie de sa fidèle compagne, la Corneille, le jeune homme goûte la saveur des âmes des êtres humains, découvrant les travers de l’humanité et y apportant sa propre justice… d’une manière bien singulière…

Ce que le ver Caro en dit :

THE point qui a d’emblée retenu mon attention est ce fil conducteur qui lie les nouvelles les unes aux autres pour constituer le parcours d’une vie, à savoir celle de Lord Nermeryl.
Comme cela a une continuité, nous avons un final et il n’est pas en reste de l’ensemble des péripéties de notre homme.

Chacune des histoires a le goût d’une anecdote et aborde le sujet d’un être maléfique différent. Le récit se présente à chaque fois sous forme d’enquête. Pour les mener à bien, notre lord est aidé par une comparse, la corneille. Ce duo est très « chien et chat », en plus d’être surprenant et d’apporter son lot de questions.

Notre personnage a énormément de charisme, de sex appeal aussi et cela lui sert bien, car il joue de son corps.

Notre lord est auréolé de mystère, de surnaturel, il va là où sa carte de visite est apparue, mène son investigation et exécute son propre jugement. Il fait penser à un chasseur de primes qui aurait la spécificité d’être accompagné d’une sorte de familier. Mais est-ce bien là la vérité ?

L’époque est délicieuse, le style la met bien en place et en valeur, chaque aventure est au même niveau que la précédente, chose assez rare dans un recueil où, en général, il y de nettes différences dans les intrigues donc des préférences pour tel ou tel récit chez le lecteur.

L’ambiance restera jusqu’au bout sous le signe du brouillard, de l’étrange en ce qui concerne notre héros qui ne nous dévoilera que peu, mais cela fait partie de la mise en scène pour que cela fonctionne et offre une certaine crédibilité.

= Si la couverture vous interpelle de par sa beauté et l’aura que dégage ce drôle de couple, le contenu devrait grandement vous charmer.

Les chroniques d’Oakwood : dans l’ombre de la demoiselle

couv35096750
Fantastique & nouvelle
Résumé :

Oakwood, son église, sa grange abandonnée, ses tavernes, son cimetière. Et ses sorcières, au grand dam des prêtres qui se succèdent sans parvenir à éradiquer les diableries.

Lorsque la nuit tombe, les ombres s’étirent et drapent le hameau d’un manteau de noirceur, laissant à la lune le soin d’épier les plus sombres desseins. Cruelles malédictions et engeances démoniaques arpentent alors librement les rues aux faveurs de l’obscurité ; mieux vaut ne pas s’attarder en-dehors des logis, au risque de rencontrer la Mort au détour d’une bâtisse.

Pourtant, le vieux cimetière attire bien des convoitises… Certains affirmeront avoir aperçu la lueur chétive d’une lanterne au detour d’une tombe, d’autres diront avoir entendu des hurlements déchirants briser la torpeur nocturne. Les plus folles rumeurs circulent au village, mais ses habitants s’accordent à dire qu’il ne se trame rien d’anormal.

Entre spectres, pentacles, corbeaux et cadavres, quelques téméraires se risquent toutefois à des errances en solitaire. L’un en quête de l’être aimé, l’autre animé par une vengeance inassouvie, ou tout simplement, à la recherche du repos éternel. Or tous ignorent que dans l’ombre, la demoiselle d’Oakwood veille…

Ce que le ver Caro en dit :
Les premières lignes qui s’offrent à nous sont une dédicace offerte à une personne aimant les cimetières, il ne m’en fallait pas plus pour me sentir en confiance et me lancer tête baissée dans ces textes. Car oui, il s’agit en fait d’un recueil de nouvelles ayant toutes pour base la ville d’Oakwood.
Ce principe m’a charmé. Même si nous avons différentes histoires, elles se recoupent, se rejoignent et permettent de mieux se fixer grâce aux lieux qui restent identiques et aux personnages qui reviennent à des stades plus ou moins avancés de leurs vies.L’autre thème qui reste présent dans chaque écrit est la sorcellerie. Cela offre, associé à la bourgade et à cette fameuse dédicace, une ambiance froide, spectrale, noire, amplifiée par l’époque choisie : celle de la chasse aux sorcières et donc de l’animosité envers les gens différents, comme nous allons rapidement le constater. Cette traque permet aussi d’éliminer des personnes gênantes, tout est prétexte à accuser son prochain, au final, et le mal est bien souvent du côté que l’on ne soupçonne pas.

Ce recueil demande un peu d’attention au niveau de la chronologie. En effet, elle va et vient dans le temps, il peut donc s’avérer un peu délicat de se repérer. Mais ce choix a une raison qui ajoute une pointe de suspense au fil des histoires.

= Ce livre mêle obscurité, poésie, tragédie et amour, ainsi que de la douceur, ce qui permet de mieux faire avaler la pilule de l’horreur qui ressort de certaines intrigues.

Fallen

images (7)

Nouvelle
Chez Atout lignes

Résumé :
Il l’a suivie, épiée, a étudié le moindre de ses gestes, analysé la moindre de ses décisions, puis l’a choisie dans un seul but.
Observer, écouter et relater les faits tels qu’ils étaient.
Sarah était l’Élue…

Avis :
Si comme moi vous avez lu les aventures de Morgane écrites par Lydie, ne croyez pas retrouver son style doux et humain, du moins pas de la même manière que précédemment. Ici nous sommes en compagnie de Fallen, un être appartenant au folklore dont je vous laisse découvrir la signification…

Fallen a choisi Sarah pour une mission bien particulière. Pourquoi ? Parce qu’elle a quelque chose en plus, une sorte de don, quand elle utilise sa plume.

Dans quel but exactement ? Là réside l’intérêt de cette nouvelle et de sa chute inattendue qui nous ouvre une autre porte du sujet choisi pour ce récit.

Cette nouvelle est très sombre, aux allures mortelles, noirceur appuyée par une ambiance lourde et une base surnaturelle.

Fallen a une existence toute tracée, il a des choses à accomplir, son rôle est déterminant dans l’équilibre du monde. C’est pourquoi on s’attarde sur lui plus que sur le reste, son apparence, son « job » si l’on peut dire, plus simplement sur sa façon d’être et d’exister.

Sarah veut en savoir plus sur ce pacte entre elle et lui, et sur l’influence du Fallen, tout comme nous d’ailleurs qui souhaitons savoir de quoi il retourne. Nous n’allons pas être déçus du voyage, au sens propre comme au figuré. Nous allons déboucher sur une scène où le Fallen s’illustre et ce n’est pas de tout repos.

Nous allons ressentir du désarroi, de la colère. Et puis on se prend une seconde vague de son pouvoir en pleine tête et là c’est tout l’inverse qui en ressort : de la compréhension et du soulagement prennent vie en nous.

Chez Sarah aussi les émotions priment, et c’est là que l’on se souvient de qui écrit car, même si le style ne correspond pas à ce que l’on connaît d’elle, Lydie continue de nous bluffer avec les sentiments.

On nage dans une histoire qui, on en a la sensation sans réellement parvenir à poser le doigt dessus, s’appuie sur des références connues et religieuses, remaniées à la sauce Williams. C’est étrange mais plaisant, on vogue sur une terre connue qui aurait changé depuis notre dernière visite. C’est assez paradoxal mais je ne vois pas comment expliquer autrement mon ressenti.

Un ton différent pour un texte qui ferait un excellent départ pour une intrigue plus longue, avec comme base cet univers qui mériterait qu’on le développe bien plus. Il nous rend curieux et n’assouvit pas notre soif de connaissance. Cependant, cela reste un écrit entier sans manque réel, ni pour la compréhension ni pour l’immersion du lecteur dans ces quelques pages.

Ver 3
Un petit conte pour adultes que cette nouvelle au goût de fatalité.

De l’autre côté

003250267

Nouvelle graphique
Ebook chez Ska de 44 pages

Résumé :
Bad trip, mauvais rêve ou anticipation, les affres d’un héros qui ne s’appartient plus…

«Des murmures montèrent alors dans l’atmosphère, augmentant peu à peu de volume, puis se mirent à hanter la pièce tout entière, des chuchotements absolument pas angoissants, bien au contraire : ils étaient enjoués, empreints d’un bonheur serein. Et provenaient des sculptures elles-mêmes. Je renversai la tête en arrière et mon esprit s’envola, oui, il me sembla décoller littéralement, et ce n’était pas l’œuvre d’un Simu, ça n’avait vraiment rien à voir. Je me mis à rêver – m’endormis-je alors ? je n’en sais rien –, enfin pas rêver vraiment, comment expliquer ce qui s’ensuivit ?… Pourrais-je nommer ceci une « réinitialisation » ? Oui, sans doute. »

Avec cette nouvelle graphique qui emprunte les codes du fantastique, du polar et de la science fiction, Vidal et Andres inaugurent chez SKA un nouveau genre : la nouvelle graphique.

Avis :
Ici nous sommes en compagnie d’une nouvelle graphique mêlant plusieurs genres dont je retiens surtout le côté anticipation et cette peur qui nous guette tous, à savoir l’emprise de la technologie à l’avenir.

Je vais d’abord faire un point sur les coups de crayons. J’aime beaucoup le ton de la couverture qui met en avant des couleurs froides et nous laisse présager une sombre ambiance. Intuition confirmée par le thème de cet écrit.

Les dessins accompagnant le texte sont tous en noir et blanc, de diverses nuances, que ce soit dans la technique utilisée et dans le rendu souhaité qui fait corps avec les mots. Nous avons du flou, du précis, du géométrique et bien d’autres inspirations dont je ne connais pas forcément les appellations.

Le monde dévoilé à travers ces images et le récit est futuriste, très technologique et complexe. Malheureusement il n’est évidemment pas fouillé vu le nombre de pages et cela n’a pas su étancher ma curiosité. J’aurais voulu du pourquoi, du comment. Cependant il n’est pas difficile d’imaginer l’univers et de comprendre que tout est régenté et que donc la vie n’y est pas des plus agréables.

Le titre nous parle d’un lieu que le personnage va découvrir. Il existe une sorte de frontière entre la ville étouffante, qu’il ne supporte plus de par sa précarité et les règles mises en vigueur, et ce que l’on pourrait appeler la campagne pour nous, lecteurs de 2014.
On sent une influence Seconde Guerre Mondiale au début, comme si l’Histoire se répétait encore et encore et que l’humain ne retenait rien des erreurs de ses pairs. Après, je ne sais pas si là où évolue Julius, notre personnage, il s’agit bien de notre Terre.

Il va y trouver une forme de délivrance qui se révèle originale, étrange et poétique, quand on y réfléchit, avec une touche d’humanité qui refait son apparition parmi tous ces termes désignant les machines peuplant leurs journées.

Une lecture rapide qui coupe de nos romans habituels et se démarque de par cette différence à mêler tant de choses en si peu de pages.

Un pari osé, déroutant et qui ne rentre pas dans les cases.

Remerciements :
A l’auteur Gilles Vidal pour ce partenariat

2313159062_efd695b0d7_n

Femmes obscures

couv23260929

Nouvelle & fantastique & historique
200 pages chez Artalys

Résumé :
Femmes Obscures
Lorsque les rayons du soleil n’illuminent plus la vie de leur réalité claire et évidente, certaines femmes se révèlent dans l’ombre. Sortant de leurs recoins sombres à l’abri des regards, elles peuvent prendre vie à partir de vos rêves les plus fous. Ou de vos pires cauchemars…

Femmes Obscures est un recueil de nouvelles fantastiques à plusieurs facettes. Chacune d’elles est un bijou obscur qui vous emportera là où la réalité s’arrête, où les barrières s’estompent.

Il comprend les nouvelles suivantes :
Le voile immaculé
Le songe d’une nuit d’automne
Le murmure de la mer
Le rosier grimpant
Le marc de café
Baiser mortel
Mastabas

Avis :
Le vrai point négatif qui mérite d’être souligné pour moi est le rapport prix/objet. Heureusement, je ne regrette pas du tout mon achat que j’ai pu faire dédicacer. Il existe aussi en ebook, pour les curieux qui ne veulent pas débourser 14 euros pour un poche de moins de 200 pages.

Passons maintenant aux bons côtés de la chose. Ce qui me vient en premier est l’écriture de l’auteure, on a la sensation qu’elle chante de par sa douceur. Pourtant, elle ne nous conte pas que fleurette, nous assistons à des événements sombres pour certains. De plus, elle arrive à installer rapidement une ambiance, un décor, excellente prouesse quand il s’agit d’un recueil de nouvelles. On ne peut donc pas lui reprocher la petitesse des récits qui n’arrivent pas à nous emmener avec eux. Tous les textes m’ont charmée, ce qui est encore un exploit. En général, il y en a toujours au moins une histoire dans le lot qui nous ravit moins, voire nous déplait.

J’ai aimé découvrir à chaque fois la femme qui en était le noyau ainsi que le côté fantastique qui lui était associé.

Niveau esthétique, rien à redire. Chaque nouvelle débute par une illustration en rapport avec l’histoire très belle et judicieusement choisie.

Les lieux sont choisis avec soin et on se sent très vite au cœur de l’époque que ce soit l’Egypte au temps des pharaons, le 19e siècle, … sans que l’auteure n’ait besoin d’en faire des caisses.

Il y a quelque chose que je ne sais expliquer. Chaque intrigue m’a donné un effet de déjà vu, pas dans le sens péjoratif du terme, non. C’était plutôt comme un délicieux souvenir d’une trame croisée au détour d’un livre, d’un extrait étudié, je ne peux vous le dire. La nostalgie s’est emparée de moi sans que je ne comprenne réellement d’où cela provenait. C’était étrange et aussi agréable.

imagesCAREPSKGUn style qui a su me faire vadrouiller ici et là à travers ses pages toutes lues avec grand plaisir.