Hugo de la nuit

– tome unique –
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« L’oncle d’Hugo allait presser l’interrupteur de la lampe de chevet lorsque l’enfant le retint par la main. – Attends… J’avais encore une question à te poser… – Quoi donc ? sourit son oncle. – Je me demandais… Tu penses qu’un mort, ça peut se déterrer tout seul ? Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l’absurdité de la question. – « L’enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle. – Qu’est-ce que ça veut dire ? – C’est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts. Hugo fronça les sourcils d’un air dubitatif. – Et sur ce constat d’épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves ! D’un clic, il éteignit la lampe de chevet. Hugo entendit ses pas s’éloigner dans le noir. La porte se referma sans bruit. Maintenant, la nuit pouvait commencer… »

Ce que le ver Caro en dit :

Là je suis sans voix (si si c’est possible!) devant cet écrit et mon incompréhension totale sur bien des aspects. J’ai été assez étonnée vu le public visé de la dureté de certaines scènes (cadavre, insecte, meurtre violent), de la compagnie majeure d’Hugo à savoir une bande de fantômes totalement abracadabrantesque (qui n’était pas sans rappeler l’esprit déluré du Chapelier Fou et autres personnages décalés du monde d’Alice au pays des merveilles), de la présence d’autres « créatures » que je n’apprécie pas dans l’avancée de l’intrigue et enfin de la chute ou dénouement qui m’a laissée comme deux ronds de flans avec une impression d’absence de cerveau. En bref, je n’ai pas compris pourquoi tout cela pour arriver à un truc qui semble ne pas s’expliquer simplement… FLOP!

Souvenirs volés

– tome 1 –

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Perdue dans un monde aux fééries monstrueuses, une ado troublée doit découvrir qui elle est et pourquoi ses souvenirs ont été volés, avant d’être rattrapée par ceux qui veulent sa mort. Elle se choisit le nom de « Memory » et n’a plus qu’un seul but : retrouver le chemin de sa maison où qu’elle puisse être. Mais ces contrées sont étranges, aucune technologie à l’horizon et l’acier est banni, en raison d’un pacte entre les humains et les créatures magiques qui cohabitent dans ce royaume aux codes du passé. Avec son t-shirt et son jean déchiré, Memory sait qu’elle est différente. Hantée par son passé, chassée par un dragon, désirée par le roi et suivie par un mystérieux et beau sauvage qui semble la connaitre, tout le monde est après elle ; et elle suspecte que ce n’est pas juste pour sa tenue décalée. Sa mémoire perdue renferme de dangereux secrets qui remettront en cause tout ce qu’elle connait et menaceront tous ceux qu’elle aime.

Ce que le ver Caro en dit :

Son air de conte prend tout son sens avec le lugubre de l’histoire. En effet, nous avons tous en tête les gentillets récits de Disney, et pourtant les histoires originelles ne sont pas mignonnettes du tout, du tout… Et ici c’est somme toute pareille, nous sommes dans du sombre.

Pour souligner ce choix de genre, on aperçoit à chaque début de chapitre un dessin ainsi que quelques illustrations dans le roman. Cela a eu un effet très nostalgique des livres pour enfants sur ma personne.
On note qu’elles sont de bon goût et très agréables à zieuter. Magnifique taf!

La trame laisse entrevoir une quête d’identité, celle-ci ne sera pas menée de façon psychologique ni conventionnelle comme un Young Adult « classique » qui ouvre une marge de manœuvre plus grande aux pensées. Ici elle sera tout en action, en actes, en avancement via des rebondissements et autres péripéties et surtout elle n’est pas réellement le centre d’attention premier.

Memory n’est pas perdue que dans son esprit, elle n’est pas de ce monde et l’apprivoise tant bien que mal en même temps que le vide immense présent dans sa tête. Mon souhait pour la suite serait de voir plus exploiter l’aspect féérique et ses protagonistes.
Cependant, les contrées sont faciles à imaginer, on les visualise sans problème que ce soit au niveau des lieux ou des gens qui peuplent les endroits visités. Peut-être qu’il manque de fantastique puisque le lecteur se rattache à des choses connues pour peupler sa projection, se basant sur des images d’une époque antérieure.

D’ailleurs  j’ai aimé cet ancien mis en avant de notre univers, et également les personnages tout droit tirés des souvenirs de petits bouts que l’on peut avoir avec ce dragon, ce mauvais roi, cette princesse blonde et cette magie ambiante. Tout comme j’ai apprécié le récent avec notre monde duquel vient Memory et qui a forcément des impacts sur l’intrigue.

J’ai eu un souci de temporalité par contre au moment d’un levé de voile important, mais je sais que ce n’est pas mon fort de cogiter sur ce thème, années écoulées, compréhension d’un temps égrainé différemment. Hormis ce point, l’ensemble est bien construit, avec des surprises, de grosses révélations, de l’intelligence, du doute, de l’amitié, des prémices d’amour, du suspens…

Une légende obscure  qui peut parler au plus grand nombre grâce à l’ancrage de notre monde ce qui apporte unee petite note d’originalité intéressante sans omettre de rester dans les basiques des histoires du soir que l’on a tous connu forcément.

Merci aux éditions du Chat Noir pour ce partenariat

 

Les cœurs noirs

 – tome 1 –
couv29423548 Serendipity, petite ville du sud des États-Unis. Tugdual, dix-huit ans, fait partie d’une famille pas tout à fait comme les autres : comme lui, Mortimer, son frère de dix-sept ans, et Zoé, sa sœur de seize ans, sont dotés de pouvoirs surnaturels qu’ils doivent dissimuler. Mais un autre secret pèse encore plus lourdement sur leur cœur : ils exercent malgré eux une attraction irrésistible sur les autres. Et, bien pire, cette attraction est mortelle pour ceux qui la subissent. En dépit de leur prudence, ils vont bientôt découvrir que d’autres connaissent leur secret. Derrière une apparente bienveillance, qui sont-ils ? Alors qu’une véritable organisation se met en place autour d’eux et que leur mal continue de les ronger, ils font néanmoins leur possible pour vivre comme n’importe quels ados. Mais quand l’amour s’en mêle, les choses se compliquent dangereusement…

Ce que le ver Caro en dit :

  • Une malédiction qui attire les gens vers ces trois adolescents en les mettant d’office en danger de mort et qui engendre des petits dérapages qui mettent rapidement dans le bain
  • un jeunesse sombre
  • l’association « monstre » adolescent c’est de la dynamite en barre !!!
    le questionnement de ces jeunes gens est bien plus compliqué que pour les autres, leur quête d’eux-mêmes s’avère complexe et intéressante à cause de ces deux forces qui s’opposent, à savoir le bon fond de nos trois compères et les pouvoirs dont ils sont dotés
  • un machiavélisme servi sur un plateau de prologue
  • Point d’illusion cela reste un titre adolescent, avec les codes du lycée, les stéréotypes et tout ce qui va bien (amourettes bonjour) mais l’essence même de l’intrigue que l’on pourrait qualifier de délicieusement pourrie ne peut que me pousser vers le second opus

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Info :
premier tome & 
trilogie terminée
Oksa Pollock y est citée plusieurs fois

Petit plus :
l’article qui m’a fait craquer pour ce titre – Sophie Songe

Une chronique lue par mes soins sur le sujet
Léa Touch Book

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– tome 2 –
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résumé

Ce que le ver Caro en dit :

  • un chemin choisi par les auteurs que je n’affectionne pas à la base énormément, et pourtant elles ont réussi à me rendre intéressée et à me garder au coeur de leur histoire
  • gros secrets à l’horizon
  • !!! une scène anti Brigitte Bardot power qui peut choquer le public visé s’ils sont sensibles sur le sujet. Dans mon cas, cela a remis en cause le genre clairement car ado tu me donnais ce passage, je ne m’en remettais pas de sitôt c’est certain
  •  le questionnement identitaire est moins présent, mais reste un des ciments de l’ensemble comme on peut clairement le comprendre via les associations de personnages formés par les auteurs qui combattent le racisme au sens large du terme. En effet, on ne se focalise pas que sur une population précise mais sur plusieurs problèmes de notre société.
  • Cela promet un dernier tome tout en levés de rideaux assourdissants et en rebondissements épiques!

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– tome 3 –
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résumé

Ce que le ver Caro en dit :

  • le dernier tome, celui de toutes les vérités, des grandes décisions et de la fin de la remise en question, de l’acceptation de soi, de l’autre
  • un rythme plus oppressant, le temps est compté, quelque chose se prépare
  • on reste dans une continuité logique
  • Oksa est ici plus importante mais sans avoir lu la série qui lui est dédiée, on saisit les enjeux de l’intrigue devant nous
  • l’adolescent lecteur est face à la réalité, le monde n’est pas tout rose, ni totalement noir, ou blanc. Une ouverture à la réflexion faite de façon intelligente.
  • une clôture de trilogie emplie d’un florilège d’émotions fortes, détresse, amour, choix difficile, souffrance, joie. Une véritable explosion de tout qui finit de me convaincre que cette saga est PUMP IT UP ❤

L’alliance des trois

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Fantastique & jeunesse 

Résumé :
Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

Info : premier tome
l’intégral illustré est un plaisir pour les yeux
lu en lecture commune avec Riz-deux-zzz, Fann & Marjorie

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Ce que le ver Caro en dit :

Ce qui d’emblée me bluffe et en même temps me fait froid dans le dos, c’est l’explication qui ressort du pourquoi de cette rébellion sans précédent de mère Nature. Les gens de notre époque ne font plus attention à rien, ils jettent à tout va et souvent n’importe où. Pour preuve, le bord des routes qui est infesté de détritus à souhait. Bref, petit coup de gueule passé, revenons-en à nos moutons.

Le résultat rejoint d’autres livres du même acabit, à savoir des enfants & adolescents livrés à eux-mêmes. Forcément, j’ai pensé au premier tome de Gone que j’ai adoré, mais même si l’idée de base est similaire, on ne peut rien rapprocher des deux intrigues ou presque.
Oui, c’est logique, on pourrait parler de l’organisation que vont devoir mettre en place les protagonistes, mais même là, l’univers est tellement différent que cela ne se rejoint pas. Et toc !
Ah, le monde que nous propose Maxime me plaît terriblement. C’est sombre, angoissant, vicieux. C’est là que j’adore de tout mon cœur ce titre, notre Monsieur Chattam a su conserver son âme véritable même si ce n’est pas un thriller.
L’atmosphère est lourde, l’intrigue principale est riche, entrecoupée de plein de petits rebondissements qui nous font cogiter de ci de là et qui se greffent habilement à l’ensemble.

Le trio principal fait assez classique, le « héros », son bon copain et une fille qui en a dans la caboche. Rien de significatif donc à ce niveau, mais je les aime bien quand même, les petits. Ils fonctionnent quoi, on ne va pas non plus se taper le cul par terre pour eux, en somme. Petit up pour Plume le chien ❤ … Je sais, je suis prévisible sur ce point 😉

Il y a du méchant, du machiavélique, du fantastique stressant et des interrogations à foison. Donc j’en veux encore, bien sûr.

Une petite remarque qui a été faite par une de mes comparses de lecture, à savoir ma Riz, et que je trouve justifiée : mais que foutent les échassiers dans ce récit ? Ils apparaissent comme étant issus d’une technologie de pointe alors que clairement, nous gambadons dans des prairies envahissantes… Ils font tache, mais ne jetons pas la pierre à l’auteur, il a plus d’un tour dans son sac, on le sait, et du coup il va peut-être nous faire miroiter quelque chose qui ferait passer la pilule de ces robots au milieu des lianes et autres fourrages grimpants.

Le temps ne s’arrête pas pour les souris

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Jeunesse & aventure

Résumé :
Hermux tantamoq est une souris pas comme les autres, horloger de son état, et détective par amour, qui adore les montres, les pauses-café et sa coccinelle apprivoisée Terfèle. Jusqu’au jour où Linda Perflinker, aviatrice intrépide; entre dans sa boutique et dans sa vie. QUand Linda disparaît mystérieusement, Hermux se lance à sa recherche/ Son existence juqu’alors paisible, bascule dans l’imprévisible.

Info : premier tome de la série Hermux Tantamoq
Relecture
Challenge un mot des titres

Ce que le ver Caro en dit :

Me voici de nouveau dans la peau de la petite Caroline qui s’émerveille devant une jolie histoire mettant en scène des animaux. J’ai toujours adoré ce principe, que ce soit en dessins animés ou en livres, de passer un moment mignonnet à suivre des petits êtres, ici des souris et d’autres rongeurs, dans leurs aventures. C’est impossible, mais j’aime à y croire. J’aime penser que les animaux discutent entre eux et vivent bien des péripéties. Mon âme d’enfant innocent, que voulez-vous ?!
Ici, nous sommes en compagnie d’une souris, Hermux Tantamoq, horloger. Une rencontre va venir bouleverser son quotidien à base de réparations de montres, de repas, de moments cocooning et de discussions avec son animal de compagnie, sa coccinelle. C’est rigolo, non ? Oui, je m’émerveille devant des trucs étranges !
Cet événement va déclencher bien des changements dans sa routine casanière et lui faire se découvrir une âme d’aventurier mais modérée quand même, toujours réfléchie la souris ! Et surtout, toujours en accord total avec son personnage de base.
C’est un jeunesse riche dans son style, de nombreuses descriptions viennent ponctuer le récit en utilisant des termes qui ne sont pas forcément présents dans les discussions de tous les jours. Une façon agréable d’offrir aux plus jeunes des nouveaux mots à leur vocabulaire.
Oui, l’histoire est improbable, la fin encore plus, mais on a bien le droit de rêver un peu et d’avaler ce genre de couleuvres le temps d’une lecture. Sans parler des noms qui apparaissent et font sourire tout du long, à la limite de l’imprononçable pour certains, qui ajoutent un côté fun à l’univers.
C’est mignon, pétillant & retentissant. C’est des étoiles plein les yeux que j’ai refermé ce premier tome et je prendrai plaisir à retourner aux cotés de Hermux pour découvrir ce que lui réserve la suite de ses péripéties.

De l’autre côté du mur

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Jeunesse

Résumé :
Pour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu’elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.

Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?

Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?

Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…

Agnès vous emportera dans un monde où il faudra réapprendre ce que signifie être humain, parfois pour le pire, mais aussi pour le meilleur.

Ce que le ver Caro en dit :

C’est un titre qui m’a vraiment surprise, dans le bon sens du terme. En fait, je suis étonnée de ne pas l’avoir vu fleurir un peu partout sur les blogs, car il s’agit d’une dystopie jeunesse qui a un réel potentiel.

Nous sommes dans un univers de départ où la gente féminine vit en autarcie, elles ont un « pouvoir » qui est en réalité une prédisposition à un art comme la danse par exemple pour Sibel, notre héroïne.
Elles ont interdiction de se toucher sauf qu’un jour, un drame va arriver et va avoir un effet domino. La réalité va s’offrir à nos yeux et nous révéler un monde bien plus complexe, bien plus violent.
Sibel va doucement mais sûrement voir ses œillères vis-à-vis de son mode de vie disparaître. Cet événement va faire ressortir son vrai caractère, à savoir une jeune fille avec des sentiments et une volonté d’aider, de lutter pour ce qu’elle croit être meilleur. Elle va énormément évoluer au fil de l’aventure qui l’attend, pour notre plus grand plaisir. Nous assistons à une véritable renaissance.
Bien entendu, on voit sur la couverture qu’il y a un garçon aussi dans l’histoire, cet aspect fait partie des découvertes que va faire Sibel. Leur rencontre va amener des réflexions à la fois drôles et justes. Un de mes moments favoris, je le reconnais.
Une troisième personne mérite que l’on parle d’elle, il s’agit d’Aylin, la meilleure amie de Sibel. Elle a un côté un peu fou qui m’a fait penser aux personnages d’Alice au pays des merveilles. C’est une jeune fille décalée dans cette réalité toute en rose power qui a d’emblée attiré ma sympathie de par ce côté « je ne suis pas trop pour être une princesse comme mes copines » ^^

Ce qui peut être un peu perturbant c’est que lorsque l’histoire débute, on tombe dans ce monde sans en connaître les règles, le fonctionnement. Nous sommes Sibel et du coup, le lecteur a besoin de temps pour apprivoiser ce qui apparaît au fil des pages.  C’est déstabilisant de prime abord, mais finalement n’est-ce pas une judicieuse façon de nous rapprocher un peu plus de notre personnage principal ? Je le pense en tout cas, car c’est ce qui s’est passé avec moi.

Le genre jeunesse fait que beaucoup d’événements sont « mignons », cependant on est dans une dystopie, les gars, et l’auteure ne compte pas nous offrir seulement de l’amour, de l’amitié et des Bisounours. Elle n’hésite pas à faire souffrir des gens, à les maltraiter pour nous faire prendre conscience des instincts primitifs des êtres humains. Ces derniers vont défendre ce qui leur semblent être la meilleure option sans prendre conscience des conséquences qui vont découler de leurs actes. Il y a un petit quelque chose de bestial qui tranche avec la jolie bulle aseptisée vendue au départ.

= Un ton délicat et doux pour une intrigue qui n’hésite pas à ruer dans les brancards !
Vous aussi, soyez curieux et allez découvrir ce qui peut bien se cacher de l’autre côté du mur…

Les outrepasseurs

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Jeunesse & fantasy

Résumé :
-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Info : premier tome

Ce que le ver Caro en dit :

Est-ce bien la peine de remettre une couche de positif sur tous les éloges que l’on croise de ci de là sur ce titre & plus globalement sur cette trilogie ? Non, mais il faut bien que je donne mon avis, quand même 😉

Par le biais de Peter, nous allons pousser les portes d’une drôle de demeure qui va, elle, mettre à nu les origines des Outrepasseurs.
On bascule dans le temps, plus précisément dans les années 1200, et on assiste au pourquoi du comment cette communauté existe et quel est son but.
La mythologie de ce groupe se crée devant nos yeux fascinés par tant d’imagination et de facilité à nous l’offrir comme évidente.

On est captivé par ce récit qui est excellemment narré et qui, en plus, n’est pas commun. Il est travaillé avec soin, les personnages sont nombreux mais on s’adapte à leur nombre avec facilité.
J’ai été bluffée par cette sensation que tout coulait de source, c’est impressionnant de réussir à emporter aussi loin son lecteur.

L’ambiance est lourde, emplie d’interrogations, c’est elle qui a pour rôle de nous pousser à tourner les pages, contrairement au rythme qui est plus doux, qui prend le temps d’instiller les choses dans notre esprit, que ce soient les actions ou l’atmosphère.

Du jeunesse où l’auteure sait me charmer, elle pénètre notre esprit et y installe son monde qui n’est pas tout beau tout rose, au contraire. Il a une face obscure et maligne qui serait plus en adéquation avec « la vraie vie ».

= Je plaide coupable : ma soif de connaissances sur l’univers des méchants me pousse à rapidement me pencher sur la suite.

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