Le matin des cendres

– tomes 1 & 2 –
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Condamnés à mort, les prisonniers de la cellule XXVII se voient proposer par un riche commanditaire un marché qui ne se refuse pas. La liberté assortie d’une forte prime s’ils acceptent de partir sur-le-champ pour une mission particulièrement risquée : infiltrer le territoire des orcs, entrés depuis peu en guerre, et retrouver une jeune et richissime héritière portée disparue …
(résumé premier opus)

Ce que le ver Caro en dit :

Je ne suis qu’une amatrice en matière de livres graphiques, tous genres confondus et je me sens toujours gauche lorsque je dois délivrer un ressenti sur un titre issu de cette catégorie, n’ayant pas le vocabulaire approprié pour décrire les couleurs, les coups de crayon, … donc je ne vais jouer à m’y essayer. Je vais juste en dire que l’univers est masculin, une femme en touche charme de l’équipe tout de même dont le destin m’a beaucoup plu, la principale raison de ma volonté de poursuivre d’ailleurs, mais on est bien dans du bonhomme à base de coups, batailles, morts, sang versé, sans finesse aucune et avec différents types de méchants : monstres, Orcs, humains complotant. Un chouette départ pour moi en terrain inconnu & fort bourru!

L’héritage des rois passeurs

– tome unique –
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La dernière héritière d’une lignée royale doit fuir notre monde et retourner dans celui de ses ancêtres pour échapper aux hommes qui veulent l’éliminer. Là-bas, une princesse rebelle rentre chez elle pour prendre ce qui lui est dû : le trône d’Ombre. Voici l’histoire de deux femmes, de deux mondes imbriqués, de deux retours simultanés qui bouleverseront une fois de plus le destin tortueux du royaume d’Ombre. Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ?

Ce que le ver Caro en dit :

Enora, première femme citée du résumé connaît une horrible tragédie, un vrai massacre digne d’un thriller gore qui m’a quelque peu « choquée ». Pourquoi? Parce que je partais du principe que cela s’adressait à un public plus jeune qu’il ne l’est en réalité. Son personnage peut paraître difficile à saisir tant elle est affectée par ce drame et personne ne peut réellement comprendre ce qu’elle traverse. J’ai ressenti de la compassion forcément mais pas une véritable affection pour elle. Cependant on saisit sa rage, son abattement et son raisonnement.

Notre seconde héroïne, Ravenn, est bien différente. J’ai eu d’emblée une image de Xena la guerrière (je l’idolâtre) pour la définir. Elle est combative, intelligente, réactive et réfléchie à la fois. Un vrai brin de dame forte comme on en voudrait plus souvent.

On entrevoit via le synopsis qu’elles évoluent à la base dans deux univers bien distincts et pourtant ils forment un duo indéniable une fois que l’on nous entrouvre les portes de monde composé de deux entités. Une qui colle à notre époque actuelle, la seconde reflétant le genre fantasy avec goût.
Un one shot pour mettre un avant un concept, pari osé mais relevé haut la main même si personnellement j’aurais aimé en savoir plus sur un peu près tous les pans dévoilés.
Un vrai regret de lectrice.

Si l’on poursuit dans le côté « négatif » je soulignerai un départ pas mal mais qui n’a pas totalement fait son job d’immersion totale sur moi. Heureusement, par la suite, j’étais à fond dedans et l’on ne m’arrêtait plus sur ma lancée, dans ma quête livresque, dans ma soif de connaissances.

Ce livre est tourné girl power et ça on aime!

La richesse d’une idée maîtrisée, qui découle sur une histoire qui n’a pas de goût d’inachevé en un titre c’est bien joué.

On a de tout : des protagonistes secondaires bien définis (je citerai en exemple Charly et sa bonne humeur communicative, un petit rayon de soleil sur jambe, son frère, plus adulte, plus torturé, qui a une addiction pour contrer ses problèmes, une princesse façonnée par un paternel qui n’a d’yeux que pour la couronne ou encore Hank, un ami aux multiples ressources…)
de la religion avec deux Dieux opposés et leurs disciples (et un mystère ^^)
de la magie avec une certaine caste masculine (les femmes sont mises à l’écart mais on va les retrouver dans le dernier titre sorti de l’auteure) qui a une place de choix dans les décisions importantes.
des complots, des rebondissements inattendus, de l’action

Le plus a été des extraits de texte mettant en avant un point d’Ombre, chaque thème évoqué trouvera une place de choix et une explication dans les pages suivantes.

Des ambitions masculines mises à mal par le sexe opposé dans un monde richement construit de toutes pièces qu’on perçoit comme une réalité puisque tout est délivré pour ne pas offrir une possibilité de non compréhension au lecteur, de doute. Tissé avec soin j’en ai adoré chaque aspect, il y a beaucoup de réflexion derrière le fonctionnement de l’ensemble et c’est ça qui m’a peiné en ne me donnant pas l’intégralité de tous les détails entrevus. Mais je suis trop gourmande je suppose car on ne dénote aucune fausse note.

En somme, lecture validée puisque ma curiosité a été plus que malmenée 😉

Lu avec mon Elhyandra

Le sang sur la lame

couv67186910Dans sa jeunesse, l’empereur Marcus mena de nombreuses guerres et étendit son territoire avec l’aide d’un combattant et général hors pair, Rekk. Ses méthodes impitoyables et sa propension au massacre contribuèrent à pacifier les provinces et à annexer les jungles de Koush, au sud – mais provoquèrent également la haine du peuple. Afin de s’attirer leurs bonnes grâces, l’empereur exila donc Rekk le Boucher aux confins de l’empire. Vingt ans plus tard, Marcus est vieux et malade. Il n’a qu’un fils, Theorocle, qui lui cause plus de souci que de fierté. Les familles nobles intriguent dans l’ombre pour préparer sa succession. Quant à Rekk, ce n’est plus qu’un nom avec lequel les mères effraient leurs enfants le soir.

Ce que le ver Caro en dit :

Ben déjà qu’il y a un quiproquo résumé vs livre… En effet, l’empereur qui a eu recours aux services de Rekk est en réalité le père de l’actuel empereur Marcus qui est cité en tant que vieux et malade… 

Autant son paternel était un véritable chef d’armée, conquérant jusqu’au bout des ongles et entouré d’un sacré guerrier, autant Marcus est pacifique, limite doux, à la politique tournée vers la culture, les besoins du peuple. Sauf que ben mon c*n cela ne plait pas à tout le monde ça…

La cour, elle, discute, papote, amplifie, fait courir des bruits, évoque des rumeurs, elle fait son taf, et elle le fait bien. Intrusive au possible, sans aucun respect ni aucune dignité. De vrais porcs comme on se les imagine!

Bien entendu, Rekk est devenu un croque-mitaine mais pas seulement. On se doute bien vu ce que l’on nous avance au-dessus que l’on va voir ce phénomène en chair et en os… Je n’ai qu’une chose à dire, bonheur ultime, kif de la vie, extase « protagonisale »!!! Il est sans foi ni loi et presque sans coeur, il tape, il cogne, il en remet un coup. Son surnom de Boucher lui va comme un gant. Sa façon d’être intégrée à l’histoire, tout pareil! Que c’était bien fait, et totalement absent du synopsis, merci beaucoup, on apprécie ce silence en tant que lecteur.

Marcus a un fils, un homme tout ce qu’il y a de plus salop*rd, pourri jusqu’au fond de la moelle osseuse, qui laisse planer une aura malsaine d’enfant gâté qui prend sous prétexte que tout lui est dû comme il est l’Héritier… Voilà c’est ça, on lui claquerait bien la gueule à coups de pelle clairement.

Pour finir sur les personnages, deux petits jeunes, en fait trois mais j’en laisse un être un mystère. Shani, une servante comme il se doit au départ qui va avoir une évolution délicieuse et enfin Mahlin, soldat de la garde, qui de par sa loyauté, va provoquer un changement de cap radical de son avenir. Ce sont eux les deux chouchous de ces pages.

Il y a des secondaires qui apportent des petites touches de toutes sortes comme les chasseurs de tête, Dareen une vieille femme impressionnante, ou encore le duc Mandonius qui me fait penser à une fouine, …

Tout ce petit monde va, vient, au creux 😀 de la ville de Musheim, et ailleurs aussi un peu, pour donner naissance à une atmosphère de connivences, de machinations, de vengeance, de sang, d’intelligence, de courage, de changements, de peur.

Je m’y suis sentie vivre, courir, entendre. Le rythme et le style s’associent pour nous embarquer avec aisance vers les méandres offerts par les différents points de vue et vers la résurrection de Rekk, l’anti héros que l’on aime malgré tous les boulets qu’il porte pour faire pencher la balance dans l’autre sens.

Tout est y pour atteindre le top du top du PUMP IT UP. ^^

❤

Les pécheurs

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Fantasy

Résumé (source éditeur) :

Loin au-dessus de ce monde, la lumière d’Yssel, l’étoile protectrice de l’Humanité, faiblit dangereusement sans que personne ne s’en aperçoive. Sur Terre, les passions se déchaînent. Vaincus par les humains, les elfes se sont éteints. Mais en disparaissant, ils ont donné naissance aux lunarels, un peuple mi-humain, mi-elfe. Durement opprimés, les lunarels se mettent à rêver de liberté et d’indépendance. Une révolte gronde.
Dans le royaume d’Abhorn, le prince-servant Haert se protège des complots en éliminant ceux qui se dressent entre le trône et lui. Seule sa sœur Elvire tente de lui résister.
Célèbre et valeureuse générale, Moéva d’Arézar est poussée à l’exil malgré sa victoire décisive contre les Pillards Pourpres et le sacrifice des ses guerrières, les Dames d’Yssel. En route pour son dernier voyage, elle rencontrera Saerra, jeune lunarelle aux pouvoirs magiques prometteurs, qu’elle prendra sous sa protection. Lors de leur périple, les deux femmes se joindront au premier-chevalier Brilliân qui se rend en Outre-Ezar pour y mener une quête mystérieuse.
Dans les ruines de leurs cités maudites, les fantômes des elfes murmurent inlassablement vengeance. L’horizon change et bascule doucement vers des temps incertains.
Un antique danger menace.
L’humanité survivra-t-elle ? Qui parviendra à la sauver ?

Info : tome 1

le résumé présent sur Livraddict ne met pas du tout en avant le contenu de ce premier tome.


Remerciements :

Aux éditions La Bourdonnaye pour ce partenariat

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Ce que le ver Caro en dit :

Un premier tome qui a le goût prononcé d’introductif, malheureusement c’est bien trop statique pour la lectrice qui se cache derrière mes

Certes, je n’ai pas passé un mauvais moment en compagnie de ce titre, mais j’ai à redire sur plusieurs points.

Primo : les longueurs, c’est mortel pour moi qui ne suis pas branchée descriptions. J’ai été servie en décors détaillés en tous genres et en informations qui n’avaient pas forcément d’intérêt pour moi. Je pense en particulier à l’annexe, avec une liste de personnages longue comme le bras qui est passé devant mes yeux sans les retenir ou même les faire réagir.
> J’ai souligné le moi, car cela reste bien propre à ma personne, à mes attentes et à mes préférences livresques.

Secundo : un manque. C’est paradoxal à ce que je dis au-dessus, mais ce que j’aurais voulu plus poussé ne l’a pas été. Ou sur le tard, trop tard ? Cela permet à l’auteur de garder des surprises sous le coude. Mais c’est à double tranchant, car cela rend le départ brinquebalant. L’univers n’est pas expliqué, il vit devant nous, s’ouvre en douceur, pétale après pétale, sans précipitation.
Exemple flagrant : qu’est-ce qu’un lunarel… Tu le sauras, mais pas de suite et ça, c’est dommage, je voulais les données de suite. Non, après, quand je m’agaçais déjà de ne pas savoir.
Tertio : les différents points de vue associés au rythme lent cité plus haut tuent le peu d’action qu’il y a. C’est mou, d’accord on pose les bases, mais je les ai trouvées mal amenées alors que le début partait sur un sacré rebondissement que j’ai adoré pour l’ambiance qui s’offre à nous d’emblée. Je me suis sentie prise en traître, comme si on m’avait promis du mouvement, mais que finalement il était préférable de s’asseoir, de rester zen en patientant… Ce n’est pas dans mon caractère. Dommage !
Bref, il y a matière à râler pour bibi.

Cependant, on peut aussi y voir de jolies choses, comme une poésie évidente dans le style.

Ou encore, un vrai désespoir, propre à chaque personnage important, car d’une forme différente, qui apporte une mélancolie, une couleur particulière à notre lecture.
Ces gens m’ont tous plu, ils ont tous leurs caractéristiques, leur but, leurs questionnements, leurs évolutions, j’aime beaucoup ce que j’ai entrevu.

La magie présente sous différents aspects me plaît également, le don de la princesse, les Maître-mort, le rôle des elfes…

Je crois que je n’ai pas pleinement intégré l’univers au final et que c’est pour cela que ce monde est flou dans mon esprit. C’est assez complexe et pointu pour la débutante en fantasy que je suis peut-être ? Ou juste trop statique pour être bien mis en place par mes neurones ?

Il m’a manqué les actes pour associer toutes les pièces découvertes ici. Tout est expliqué, mais presque platement : la religion, l’astronomie… Trop dense, trop riche, trop dicté, pas assez vécu, au final.

Des thèmes intéressants sont travaillés comme la discrimination, l’envie de se laisser mourir, ou au contraire la volonté d’exister. Tous nos protagonistes ont une pierre à apporter à l’édifice. On le sent, on le sait et on veut savoir comment chacun va se démarquer, quelle direction il va prendre…

Je me sentais de plus en plus investie, curieuse au fil des pages, car je sentais que cela allait bouger… Quand la fin est subitement arrivée… J’aurais voulu moins de terres et plus de bim bam boum. Je reste intriguée par la suite, par les futurs choix de l’auteur et par certains secondaires comme Sirén ^^

Le trône de fer

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Fantasy

Résumé :
Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu’en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Edward Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s’est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L’heure est grave, d’autant qu’au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d’étranges créatures rôdent…

Info : première intégrale

Ce que le ver Caro en dit :

Si je peux me permettre un conseil, il ne faut pas prendre peur face à la liste des personnages qui se trouve au début de l’œuvre. Certes, on y revient quand on se lance pour bien situer qui est qui, mais si on reste concentré, les gens s’installent dans notre esprit facilement. Il suffit de se laisser porter.
Ce n’était pas gagné d’avance pour moi qui partais défaitiste, que ce soit par rapport au nombre de noms propres ou de l’univers à proprement parler. J’étais persuadée de ne rien suivre et pourtant, une fois arrivée à la fin du premier tome, je n’ai pu me résoudre à me stopper là et j’ai enchaîné avec le second dans la foulée, comme quoi 🙂

Vu leur nombre, on en prend forcément en affection, et l’auteur fait en sorte de placer la famille Stark en tête de liste, tout comme Daenerys, orpheline offerte en mariage à un mâle d’une tribu barbare.
Cette dernière a des habitudes alimentaires qui peuvent rendre une Brigitte Bardot dans l’âme un peu hystérique, tout comme d’autres scènes, d’ailleurs. Les mecs ne sont pas là pour être des Bisounours et des passages sonnent bien boucherie… Je n’ose imaginer ce que cela doit donner en images, d’où ma réticence à regarder la série.

La taille du livre est impressionnante et, malgré tout, il ne recèle que de bonnes choses. L’ensemble n’est pas indigeste, ni bourré de descriptions à n’en plus finir. C’est excellemment dosé pour garder le lecteur chaud bouillant et, en attente de la révélation suivante, de la voie choisie pour l’intrigue, tout cela dans le stress de voir disparaître des personnes que l’on s’est surpris à chérir. L’auteur ne nous épargne pas et on l’en remercie, cela ne peut apporter que du piquant, même si notre petit cœur n’approuve pas toujours les choix de M. Martin.

La stratégie, la manipulation, les alliances, les coups de couteaux dans le dos sont au rendez-vous et on se retrouve vite au cœur des événements à regarder de tous côtés pour tenter d’apercevoir ce qu’il va advenir de ce monde. Le tout dans une atmosphère lourde et froide.

Finalement, le plus dur a été de le sortir de la PAL et d’oser l’ouvrir, mais aucun regret à l’horizon, bien au contraire! La suite promet d’être terriblement mouvementée, que ce soit au niveau du chemin que prend l’histoire ou des zones d’ombre encore présentes que l’on a envie de voir se lever comme les êtres derrière le Mur… Ou encore comment va être utilisée la dernière image offerte au lecteur, que j’ai eu du mal à imaginer, je le reconnais et c’est là mon seul petit hic si on omet la cruauté vis-à-vis des animaux que j’ai appris à accepter en prenant du recul.

Rencontres

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Fantasy

Résumé :
Bibi Sans-Nom-de-Famille, dernier survivant des Purs, est issu d’un Ordre oublié, les Guerriers-Mages. Éduquer en secret par un Maître qui l’oblige à se terre, il fait pourtant le choix de prendre la route pour participer à un événement majeur: la Rencontre. La Rencontre réunit et oppose les meilleurs adversaires du Monde. Ainsi se retrouvent là les Ordinaires, les Guerriers et les Mages. Mais le présence des Sombres plane sur Belleterre, la Capitale…

Info : premier tome

Ce que le ver Caro en dit :

Nous entrons dans un monde bien dépeint, les bases sont solides et agrémentées de détails qui viennent rendre l’univers vivant pour le lecteur. Sans oublier une mythologie bien construite et facilement intégrable.
Cependant, la trame peut sembler assez classique.

Bibi peut faire penser un peu à Harry Potter dans sa quête de connaissances vis-à-vis de son passé et du fait qu’il vient à recevoir au cours de notre lecture des cours avec des professeurs plus ou moins sympathiques, car plus ou moins réceptifs au fait qu’il est exceptionnel, tout comme Harry.
Bien entendu, il a une bande d’amis toujours là pour lui ainsi que des ennemis qui s’amusent à lui mettre des bâtons dans les roues.

Cela se lit bien, on est intrigué, mais il manque le petit truc en plus, la véritable surprise, le retournement qu’on ne voit pas venir. Les fils de l’intrigue sont assez logiques au final, ils coulent de source sans que cela ne nous explose au visage.

Malgré cela, on se laisse porter par ce moment livresque agréable qui sait éveiller en nous diverses émotions, les événements nous touchent, nous font réagir.

Un petit hic pour moi à certains moments au niveau du vocabulaire un peu familier, par deux ou trois fois les propos me sont apparus déplacés, pas à leur place dans ce récit.

= C’est chouette, mais l’extraordinaire manque pour en faire quelque chose de vraiment marquant à mon goût. Mais l’on ne peut nier qu’il y a du potentiel et que l’on a envie de récidiver avec la suite afin de constater comment l’auteur développe son histoire.

Remerciements aux éditions A contresens pour ce partenariat

Les outrepasseurs

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Jeunesse & fantasy

Résumé :
-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. »

Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Info : premier tome

Ce que le ver Caro en dit :

Est-ce bien la peine de remettre une couche de positif sur tous les éloges que l’on croise de ci de là sur ce titre & plus globalement sur cette trilogie ? Non, mais il faut bien que je donne mon avis, quand même 😉

Par le biais de Peter, nous allons pousser les portes d’une drôle de demeure qui va, elle, mettre à nu les origines des Outrepasseurs.
On bascule dans le temps, plus précisément dans les années 1200, et on assiste au pourquoi du comment cette communauté existe et quel est son but.
La mythologie de ce groupe se crée devant nos yeux fascinés par tant d’imagination et de facilité à nous l’offrir comme évidente.

On est captivé par ce récit qui est excellemment narré et qui, en plus, n’est pas commun. Il est travaillé avec soin, les personnages sont nombreux mais on s’adapte à leur nombre avec facilité.
J’ai été bluffée par cette sensation que tout coulait de source, c’est impressionnant de réussir à emporter aussi loin son lecteur.

L’ambiance est lourde, emplie d’interrogations, c’est elle qui a pour rôle de nous pousser à tourner les pages, contrairement au rythme qui est plus doux, qui prend le temps d’instiller les choses dans notre esprit, que ce soient les actions ou l’atmosphère.

Du jeunesse où l’auteure sait me charmer, elle pénètre notre esprit et y installe son monde qui n’est pas tout beau tout rose, au contraire. Il a une face obscure et maligne qui serait plus en adéquation avec « la vraie vie ».

= Je plaide coupable : ma soif de connaissances sur l’univers des méchants me pousse à rapidement me pencher sur la suite.

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A l’aventure compagnons

couv13045316Fantasy & humoristique

Résumé :
L’origine de la saga, enfin disponible en roman ! Dans les plaines inconnues d’un territoire sauvage, un Barbare court en direction des cités humaines. Il pense à une femme, sa cousine, qu’il espère impressionner en cherchant l’aventure. Au même instant, au fond d’une ruelle sombre, un Voleur marche vers un destin qu’il devine flamboyant. Une Elfe court vêtue de vert fait un premier pas hors de sa forêt, tandis qu’un Nain négocie âprement avec un sorcier… Ailleurs, au fond d’une charrette, une Magicienne accompagnée d’un Ogre émerge d’une sieste cahoteuse. Enfin, un jeune Ranger ambitieux révise le manuel des aventuriers… Ils ne se connaissent pas encore, mais ils vont affronter ensemble les dangers du Donjon de Naheulbeuk !

Info :
Ce tome zéro correspond aux deux premières saisons MP3 des podcasts.

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Ce que le ver Caro en dit :

> Je n’ai pas vraiment la possibilité de comparer les supports où le monde de Naheulbeuk s’illustre. Cependant, j’ai déjà eu l’occasion d’écouter un podcast et c’était un moment tordant.
Les voix sont terribles et amènent forcément des rires.
Elles sont d’ailleurs en totale adéquation avec les caractéristiques des personnages. Aspect qui se perd forcément un peu à l’écrit, l’intonation ayant son importance dans l’effet « drôle » de la chose.

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> L’esprit de base est préservé : cette team est un pur régal, ils ne sont pas du tout fins les gadjos mais ils se sortent à chaque fois de façon grotesque des pires situations et c’est pour cela qu’on est là.
Les personnages sont tous funs, avec des traits de caractère bien distincts qui permettent de ne pas s’y tromper.
Leur vrai point commun est leur don à toujours choisir la mauvaise voie et à nous surprendre par leur culs bordés de nouilles qui leur permettent de s’échapper pour tomber dans une nouvelle embuscade encore, et encore, et encore… C’est terriblement improbable mais tellement bon.

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> J’ai beaucoup aimé la quête dans tous les sens du terme : sa présentation donnée sous le ton du jeu vidéo, les différentes épreuves, les solutions misent en œuvre…

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= J’ai adoré ce moment de lecture simple, accessible avec un véritable univers qui m’a éclatée ! Il paraît évident pour moi que chacun se doit de découvrir cette bande de joyeux lurons sous n’importe quelle forme tant ils sont exceptionnels ! ^^

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Le plus + : les bulletins cérébraux des différents protagonistes

L’Edit d’Alambrisa

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Fantasy
712 pages chez Monde Premier

Résumé :
À l’issue d’une ère de guerres sanglantes, les Hommes sont parvenus à développer une civilisation aussi pacifique que prolifique. Tellur est un monde en Paix, un rêve devenu réalité au prix de sacrifices incommensurables… et grâce à l’Édit d’Alambrisa. Plus de trois-mille six-cent ans après la rédaction de l’Édit d’Alambrisa, Sicara Narki accède au prestigieux statut d’Apprentie et intègre le lieu de formation des Mages les plus puissants de Tellur, sous l’égide du plus mystérieux des professeurs. Mais elle est loin de mener au Conservatoire la vie studieuse et sereine à laquelle elle a toujours aspiré. Une série de drames sans précédent vient perturber la Paix d’Alambrisa et très vite, l’Apprentissage de Sicara prend une tournure inattendue et dangereuse qui changera du tout au tout le cours de son existence… et peut-être même la civilisation de l’Édit tout entière.

Avis :
Il y a des livre pour lesquels un mot suffirait à faire comprendre toute leur force. Ici, le terme qui saute aux yeux une fois la dernière page tournée est « complet » et ce sans hésitation aucune. Tout y est et j’avoue que je pourrais stopper ma chronique là car tout est dit, mais ce sera mal me connaître 😉

Ben oui, j’aime bien papoter et surtout en dire plus sur un écrit qui mérite que je provoque de l’envie chez vous.
Je l’ai lu dans son intégralité et cela a un avantage certain : le temps joue en sa faveur puisqu’en passant de longues heures avec lui, on ne peut que s’attacher fortement aux personnages qui, pour ne rien gâcher, sont travaillés en profondeur. On en viendrait même à croire qu’on fait, nous aussi, partie de ces gens évoluant à Alambrisa.

Quitter cet univers décrit avec soin fut un réel déchirement, j’y ai laissé une petite larme, je le reconnais, tant je m’étais investie dans ces lignes.
Histoire qui tient la route via une intrigue maîtrisée et surtout un coupable insoupçonné, point qui ne peut que me combler.
Mais ce titre, ce n’est pas que complots et machiavélisme, c’est effectivement le fil rouge mais il est étayé par de jolis sentiments et un quotidien au cœur d’une institution qui apprend à gérer le Don à ses élèves.

Qu’est-ce que c’est exactement ? On ne le sait pas exactement et la curieuse que je suis aurait aimé plus d’informations sur ses origines. Cependant, on comprend avec le récit en quoi il consiste et à quoi il peut servir.
Alors certes, cela reste flou mais la mythologie de tout l’univers n’en souffre pas. Elle est riche, elle appartient à un monde au règlement bien établi, aux coutumes bien ancrées et elle est compréhensible. Ce qui n’est pas négligeable pour quelqu’un de novice en fantasy, comme moi, qui ai toujours peur de m’y perdre entre les noms, les lieux, et tout le reste. D’ailleurs, petite aparté sur les décors qui sont sublimes.

Les paysages nous apparaissent facilement, les lieux ont des odeurs, des couleurs, une beauté particulière et ont tous, selon la région, des spécificités. Tout est bien distinct et même si l’on n’est pas un as en géographie, comme moi, on parvient à se situer.

On traverse, aux côtés de Sicara, de bons moments ainsi que de sombres minutes. Elle mérite qu’on s’intéresse à elle, c’est une jeune femme unique aux multiples ressources, aux grandes valeurs, qui veut toujours bien faire. Comme, par exemple, enquêter sur ce qui cloche dans sa ville afin que tout revienne à la normale.
La base est classique : une héroïne venant du quartier des démunis se retrouve aux côtés d’un homme un peu par hasard, qui est aux premiers abords froids et sans cœur, face à une menace qui pèse sur leur monde. Bien entendu, vous vous en doutez, c’est une façade qui va s’effriter pour dévoiler de lourds secrets. Il n’en reste pas moins dès le départ très charismatique.
On retrouve aussi des péripéties vécues avec des amis qui apportent un soupçon de folie en faisant les quatre cents coups.

Le rythme nous pousse à toujours vouloir tourner les pages.
Dans sa globalité, l’intrigue est terriblement efficace, on entrevoit, on suppose, un nouvel événement arrive et on recommence à se poser des questions. À chaque situation inextricable, l’auteure nous sort un petit lapin de son chapeau et c’est reparti pour un tour, et ce jusqu’à la toute fin.

On s’y croirait grâce au style de l’auteure qui se veut accessible même aux plus novices du genre qui, malgré leur peur, s’investissent pleinement. Je sais de quoi je parle puisque je suis dans ce cas 😉

Des points négatifs ? Oui, deux. L’un d’ordre textuel, en effet il y a encore quelques corrections à apporter mais rien non plus d’insurmontable pour le lecteur. Le second concerne le Don, comme je le disais plus haut, qui aurait mérité d’être plus étoffé.

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Je suis émerveillée devant cette œuvre, je le reconnais.

Remerciements :
Aux éditions du Monde Premier pour ce partenariat
Leur blog

La voie de la sorcière

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Fantasy
138 pages chez Le chat noir
tome 1

Résumé :
Je croyais n’être qu’une étudiante ordinaire et sans doute trop renfermée. Et puis, il a eu cette expérience étrange, la découverte de mon don… Maintenant je dois apprendre à m’accomplir en tant que sorcière, développer mes pouvoirs et trouver ma place en ce monde. Tout aurait-été parfait s’il n’y avait pas eu ces cauchemars et ces malaises. Quelqu’un cherche à me nuire ! Mais qui pourrait bien me harceler ainsi ?
Et, pour ne rien arranger, j’ai aussi un mémoire à écrire pour valider ma dernière année de psycho. Ma vie n’est vraiment plus de tout repos ! »

Maëlys nous ouvre les portes d’un univers étrange et déroutant, celui de la Wicca. La quête spirituelle qui est sienne va l’exposer à des menaces insoupçonnées. Surtout que le destin pourrait bien placer sur son chemin, les clés qui l’aideront à résoudre les mystères d’une existence parsemée d’ombres… Car, une sorcière peut-elle s’épanouir coupée de ses racines, ignorante d’un passé dont pourrait dépendre l’avenir ?

Avis :
Un départ tout feu tout flammes symbolisé par une rencontre qui m’a laissée quelque peu perplexe. Une réflexion à base « d’aussi vite » a pris vie dans mon esprit. Et puis on poursuit notre lecture et on se rend compte que c’est le rythme qui veut cela, nous n’avons pas le temps de nous arrêter cueillir des pâquerettes, c’est hop hop hop !
Bonne ou mauvaise chose ? Je vote pour la première option. Pourquoi ? Parce que l’on ne perd pas notre temps avec des choses superflues, tout s’enchaîne très vite, en souffre peut-être le temps de lecture qui est à l’image de la succession rapide des événements.

Les personnages sont aussi très épurés en nombre, aucun risque de s’y perdre et pourtant, la fin nous réserve une surprise de taille. Cécile Guillot a su tirer son épingle du jeu en réussissant à m’avoir.

Maëlys semble être une femme-enfant, certaines situations la font paraître mâture, ensuite d’autres surviennent et on la sent instable, perdue. C’est une personne qui se tue à la tâche pour éviter de penser au sinistre de sa vie. Lorsque tous ses repères éclatent, elle prend conscience de sa différence. Je l’ai trouvée mignonne mais pas très fut fut au final dans sa manière d’appréhender ses relations avec les autres. En cause, une solitude de tous les instants avant la découverte qu’elle vient de faire. Elle en est du coup très maladroite dans sa manière d’appréhender les gens et leurs réactions.

Les cauchemars dont elle est victime amènent de la noirceur à l’ensemble et ont su m’interpeller, étant moi-même une adepte des nuits mouvementées où je me retrouve dans d’étranges situations.

La façon de nous introduire la Wicca est judicieuse, dans le sens où c’est très bien maîtrisé. Il y a beaucoup d’informations très intéressantes sur les rituels ainsi que la déesse qui permet une jolie ode aux femmes, ce qui n’est pas pour me déplaire, ainsi que sur la mentalité et la philosophie de vie des sorcières au quotidien.
Leur osmose avec la nature m’a fascinée, tout comme le travail de recherches qu’a dû effectuer l’auteur dont on sent un profond engagement à nous délivrer bien des aspects de cet univers.

Cool
Un premier tome qui captive grâce à un style fluide qui pousse le lecteur à vouloir faire ses propres recherches afin de connaître cette paix intérieure et ce bien-être dont il est question en Wicca.

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