Enfant 44

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Policier & drame 

Résumé :
Hiver 1953, Moscou. Le corps d’un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, la police d’Etat chargée du contre-espionnage, Léo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l’enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas dans le parfait État socialiste, il s’agit d’un accident. L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Léo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l’exil avec sa femme, Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. C’est là, dans une petite ville perdue des montagnes de l’Oural, qu’il va faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l' » accident  » de Moscou. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple…

Info : 
tome 1 de la série Leo Domidov

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Ce que le ver Caro en pense :
en quelques mots griffonnés sur son carnet :

> une entrée en matière difficile pour le clan des Brigitte Bardot women… Scène qui débecte mais qui a une raison d’être, c’est déjà ça.
> début hyper glauque mais pas forcément représentatif de l’ensemble, le sordide reste mais le gore imposé par le départ disparaît pour ne pointer son nez que par petites touches.
> l’atmosphère est lourde, chacun est sur la sellette, un rien peut faire pencher la balance dans le mauvais sens, et pas forcément des faits avérés, le danger est partout, tout le temps.
>>> climat retranscrit comme on se l’imagine, administration faite de conn**ds, à base de passages à tabac et autres joies autorisées par le pouvoir de supériorité offert par cette société à ces hommes affamés de violences et de destruction d’autrui.

> côté historique
> ce livre nous met face à ce questionnement que j’affectionne : et nous, que ferions-nous dans pareil cas?!
>>> ambiance propice au fonctionnement des rouages de neurones

> l’explication du titre ne m’a pas éblouie, je voyais cela plus complexe, différemment (je suis trop tordue?!)

> plusieurs uppercuts au programme de cette lecture

> une volonté de survie, ils ont la niaque nos personnages

> flippant grâce à une ville qui fait stéréotype de film d’horreur via des gens simplets & des meurtres
> une météo qui accentue le truc : froid, gris, neige…
> on a l’impression que l’on ne pourra jamais aller plus bas, dans le pire du pire et si à chaque fois on remet une couche de désolation, de sinistre par dessus.

> inspiré d’un serial killer existant

= prenant & pesant
un livre à atmosphère avec un côté véritable de par l’Histoire qui me plait toujours bien

En prime, deux avis blogo que j’ai lus sur ce titre :

Le Boudoir littéraire

Bazar de mes lectures

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Sauve-moi (en bref)

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Drame
403 pages chez Pocket
Résumé :
Lorsque, par une froide soirée d’hiver, Juliette et Sam se croisent en plein coeur de Broadway, c’est le coup de foudre. Elle, jolie Française de 28 ans, multiplie les petits boulots en nourrissant des rêves d’actrice. Lui, la trentaine, est un jeune pédiatre new-yorkais dévoué corps et âme à son travail depuis le suicide de sa femme. Persuadés d’avoir trouvé un sens à leur vie, ils vont s’aimer le temps d’un week-end intense, aussi magique qu’inoubliable. Mais Juliette doit retourner à Paris. Quant à Sam, il ne sait trouver les mots pour la garder à ses côtés. Du mois, pas assez vite.
Car à peine l’avion de la jeune femme a-t-il décollé qu’il explose en plein vol…
Les points positifs
– Chaque personnage a su m’atteindre et m’émouvoir à sa manière une fois le cap du début passé, en particulier Juliette, avec qui je me trouve quelques points communs
– On est sans cesse en train de se poser des questions : qui, quoi, où, pourquoi
– On passe un agréable moment qui mêle aventure, amour & suspens.
Les points négatifs 
– Les soixante-dix premières pages m’ont paru longues. Je n’arrivais pas à m’investir dans l’histoire, à apprécier à leur juste valeur les personnages.
– J’ai trouvé une légère ressemblance avec Parce que je t’aime concernant le dénouement non?Cool
 

Quand j’avais cinq ans je m’ai tué

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Drame et contemporain
208 pages chez Points
Tome 1

Résumé :
Il voulait voir s’envoler les minutes…
Gil n’a que huit ans. Mais son petit cœur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts…
A cause de ce qu’il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence.
Qui pourra l’y rechercher ?
Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.

Avis :
Deuxième essai avec un style enfantin et je reste sceptique. Cela ne prend pas vraiment sur moi, du fait que je suis vieille (par rapport à lui, si), je ne m’identifie pas à son personnage et donc son côté très imaginatif passe totalement à la trappe dans mon esprit.

J’avais lu et vu des avis, donc je me doutais que ce qu’il avait fait à Jessica était moindre face aux réactions des adultes, de ce fait le dénouement n’a pas été une énorme surprise.

L’ensemble reste étrange, un peu farfelu.
On a la sensation que Gil est considéré comme une chose sans sentiments par les adultes quand on voit comment il est traité au final.

Une petite leçon aux grands qui voient toujours le pire dans les gestes des enfants qui pourtant respirent l’innocence & la naïveté.

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L’impossible pardon

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500 pages chez Le livre de poche

Résumé :
« Quand maman m’a demandé de lui sauver la vie, je n’ai pas du tout été surprise. Dès ma première semaine à la maternelle, j’avais compris qu’elle n’était pas le genre de mère à porter des colliers de nouilles.
Passe-moi un Pepsi, Lulu.
Sors le lait pour les céréales de ta sœur.
Va m’acheter un paquet de Winston.
Et puis un jour, elle est montée d’un cran.
Ne laisse pas entrer papa dans l’appartement. »
Mais Lulu, dix ans, finit par ouvrir la porte, et le cauchemar commence.
Son père poignarde sa mère et blesse grièvement sa petite sœur, Merry, six ans. Recueillies par leur grand-mère, puis envoyées dans un orphelinat, les fillettes grandissent avec le poids de cette journée terrible. Tandis que l’aînée raye son père de son existence, la cadette lui rend visite en prison. Confrontées à une même douleur, Lulu et Merry réagissent différemment : la première veut bâtir sa vie vaille que vaille, l’autre se débat dans ses traumatismes. Alternant les récits des deux sœurs sur une trentaine d’années, ce roman bouleversant aborde avec force, nuance et complexité les questions de la survie et de la culpabilité et de la lente reconstruction de ces petites filles meurtries.

Avis :
Lulu est une petite fille forcée de grandir trop vite, tout d’abord à cause d’une mère n’assumant pas son rôle, puis à cause du crime de son père.

Elle se doit de s’assumer ainsi que de gérer sa petite sœur, ce qui la fait pousser bien trop vite, reléguant aux oubliettes son âme d’enfant pour se concentrer sur des problèmes réels de grandes personnes.
La culpabilité la ronge : et si elle avait agi autrement, est-ce que sa mère serait toujours là et son père absent de derrière les barreaux ? On la ressent au plus profond de nos tripes, bien trop souvent nous aussi, au cours de cette lecture.
Beaucoup de souffrances et de tristesse se dégagent de son comportement qui se veut résistant à toutes épreuves, et il lui en faudra pour faire face à la vie qui l’attend et qui n’est pas tendre.

Ensuite, on bascule avec Merry, c’est ainsi au fil des pages, l’une puis l’autre. Choix judicieux puisque les deux sœurs, même en étant très proches, sont totalement différentes, surtout dans leur façon d’appréhender la situation.
Merry a été physiquement blessée par son père, et pourtant elle prend toujours sa défense et lui rend visite en prison.

Cependant, elle reste détruite face à ce geste incompréhensible.

C’est très intéressant de passer d’un point de vue à l’autre et de constater les divergences qui les opposent face au traumatisme subi, les façons de penser, d’analyser…

Une gêne peut apparaître : les ellipses temporelles. Ces sauts dans le temps font que l’on a l’illusion de ne pas les voir à l’âge dit dans le texte. La maturité qui devrait être en est absente, surtout lorsqu’elles se querellent à propos du passé qui a dicté tous leurs faits et gestes malgré tout.
Mais qui pourrait leur en vouloir de garder des séquelles…

Une histoire qui, de par la maîtrise dont fait preuve l’auteure au niveau de ces deux femmes, pourrait ne pas être qu’une fiction tant nous sommes saisis par la véracité des sentiments, des réactions, des réflexions.

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Un récit bluffant et aux dernières notes emplies d’espoir quant à la possible reconstruction d’êtres détruits alors qu’ils ne sont que des bouts de chou.

Le maître des illusions

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Drame
696 pages chez Plon

Résumé :
En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l’opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l’avis de ses professeurs, il tente de s’introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d’imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

Avis :
Le prologue est en quelque sorte le point culminant de ce livre. En effet, il laisse apparaître le drame à venir et nous pousse à nous lancer afin de découvrir comment tout a commencé ainsi que la finalité de cet événement.

Ce petit groupe étudiant le grec tient plus de la secte que d’une bande de potes. Ils ont tous quelque chose d’étrange qui les éloigne des autres jeunes gens du College, des façons de se comporter, de penser, d’être maniérés qui sont raccord avec les cours qu’ils suivent.

Ces moments d’échanges de connaissances nous sont parfois délivrés. Il y a beaucoup de réflexions profondes et quasi philosophiques qui agrémentent ce livre ainsi que de nombreuses descriptions. C’est ce qui m’a perdue malheureusement car les longueurs ont pris le pas sur l’intrigue qui était pourtant fort prometteuse.

Il m’a fallu une petite centaine de pages pour pénétrer dans cet univers empli de codes et de mystères. Une atmosphère très cotonneuse en fait, une association de blancs, de flous, de brouillard et de bien-être, d’appartenance à une élite.

L’écriture a du panache et un petit quelque chose de méticuleux. L’auteure a la volonté de faire vivre cette histoire sous nos yeux. Les descriptions sont riches, tout est précis, trop pour moi…

S’il avait fait moitié moins de pages, je l’aurais apprécié à sa juste valeur je pense.

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Manège

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Drame
Ebook de 52 pages chez Storylab

Résumé :
Elle s’appelle Héloïse, elle a sept ans. Et un confident : un vieux dictaphone qui enregistre les mensonges et les peurs de « papa », de « maman », de « la dame à l’école »… Le grand manège des adultes, dont les enfants ne sont pas dupes.

Les confessions d’Héloïse racontent une famille en sursis. Un équilibre instable. Et puis, un jour, la mécanique s’enraye…

Ce court récit bouleversant aborde avec justesse le sentiment d’impasse qui, parfois, dans les familles, aboutit au pire.

Avis :
Héloïse est une petite fille curieuse et attachante, qui se livre sous nos yeux à Sony le dictaphone. Ses petites maladresses de langage sont mignonnes et ses interrogations, dites avec ses mots d’enfant, toujours pertinentes.

On sent rapidement qu’elle est perturbée par le quotidien de sa famille qui ne roule pas sur l’or. L’argent est sans cesse remis sur le tapis, à son plus grand désarroi, et nuit à l’ambiance du foyer.

Les crises viennent et reviennent jusqu’à la dernière, celle de trop, qui aboutit sur un événement totalement inattendu…

C’est le récit bouleversant et innocent d’une petite fille qui cherche juste à comprendre les tourments de son foyer et à toujours bien faire pour ne pas rajouter aux soucis de ses parents.

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Le grand écart

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Drame
Ebook

Résumé :
8 femmes, 8 âges, 8 histoires. En reconnaîtrez-vous l’une d’elles?

Avis :
Madame Penco > la jeunesse et ses artifices, puis vient la vieillesse et son désir de simplicité.

Place Gambetta > Alzheimer, les souvenirs et le temps qui passe.

L’erreur et le repentir > (épistolaire), la détresse d’une femme trompée par deux êtres chers qui dit les choses sans tomber dans le pathos.

L’inéluctable > la solitude que peut offrir un foyer, une famille, à une femme qui chaque jour attend un geste, un regard qui ne vient pas jusqu’au moment où…

La braise et le feu > une femme délaissée pour une plus jeune, que l’on ne reprendra plus à s’enticher d’un homme…

La promesse des jours > il suffit d’un rien pour bousculer une vie régentée par les habitudes et un quotidien tenace.

Confidences à un psy > la vie qui bascule en une seconde.

16 ans, premier amour > un poème d’adolescente.

Huit courts textes qui nous laissent la sensation de partager l’instant d’une vie, un moment dans lequel nous ne sommes pas invité mais qui nous est tout de même partagé.

Huit femmes, différentes sur tous les plans, apparaissent et nous les suivons quelques minutes intimement.
Nous assistons à un événement soit anodin soit révolutionnaire qui pourrait faire partie de notre quotidien simples mortels car ici point de surprenant, nous sommes en compagnie d’une semblable sans pouvoirs, sans artifices, délivrée brut.
Il existe une proximité entre le lecteur et le personnage fascinante, on peut aisément ne faire qu’un avec notre « héroïne ».
Elle n’a rien d’extraordinaire et pourtant ces quelques paragraphes à ses côtés semblent si importants, un vrai tournant dans une existence lambda.

Une écriture sincère, un style réaliste qui nous fait découvrir plusieurs portraits avec justesse, en peu de mots et en douceur. Un moment volé auquel on peut s’identifier et qui nous fait ressentir une réelle émotion.
Les images se forment et glissent dans notre esprit comme une étole de soie, c’est un peu comme une photo prise sur le vif, elle a une profondeur, une beauté unique et vraie, symbolique de l’instant.

Les deux dernières sont celles qui m’ont le moins convaincue, par contre toutes les autres ont une beauté, une âme qui m’ont surprise.
Ce sont des textes qui rendent serein et en même temps mélancolique, la tristesse due à certains constats arrive puis d’autres viennent les balayer aussi sec comme le va et vient d’une vague qui laisserait une sensation de plénitude.
Or les deux clôturant ce livre ne m’ont pas autant marquée, l’effet sur ma personne fut bien moindre.
Confidences à un psy n’a pas fonctionné à cause du ton employée par la narratrice, elle m’a tapé sur le système nerveux même si je reconnais que le fond de son histoire est terrible et intéressant.
Ensuite
16 ans, premier amour m’a laissée insensible de par sa forme, la poésie et moi ne sommes pas amis malheureusement et ces quelques vers ne m’ont pas rappelé l’ado que j’ai été.

De belles leçons en si peu de phrases, c’est un recueil étonnant et réussi qui fait office d’une jolie ode à madame X.

Remerciements :
Au forum Have a break have a book ainsi qu’à la maison d’édition pour ce partenariat.

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La voleuse de livres

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Drame & historique
527  pages chez Oh éditions

Résumé :
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est – ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

Avis :
 Ce livre m’a totalement déboussolée au final.  Je ne sais toujours pas si j’ai aimé ou non, ma seule certitude c’est que j’ai été émue, touchée, triste et heureuse en même temps.

Mais quelle histoire! C’est l’expression que me vient de suite pour ce roman. C’est empreint d’originalité, nous n’avons pas souvent l’occasion de nous voir conter une histoire par la mort elle-même… Surtout que celle-ci ici nous apparaît bien éloignée des clichés de la Grande Faucheuse, elle est poétique, réaliste et jamais ses paroles ne sont de mauvais goût.

On se retrouve à suivre les joies, les drames, la vie tout simplement d’une petite fille, Liesel, qui est un personnage extraordinaire, elle est attachante et en même temps on ne peut s’empêcher de la trouver étrange. C’est d’ailleurs un des maîtres mots pour désigner cette ambiance qui pèse tout au long de la lecture.

La mise en forme apporte une touche à cette atmosphère car elle est différente de ce que l’on a l’habitude de voir, pourtant elle n’apparaît pas décousue, sans ordre, non ce n’est pas cela, c’est une structure qui déroute tout simplement comme tout le reste.

Une oeuvre unique en son genre que l’on qualifie de nombreux termes mais aucun ne parait vraiment juste.

Le pouvoir des mots, c’est cela le thème…


Mille soleils splendides

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Drame
405 pages chez Belfond

Résumé :
Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan. Mais parviendront-elles à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs, « mille soleils splendides »?

Avis :
Le résumé est un peu trop bavard à mon goût, il nous délivre une vue d’ensemble du roman plutôt que ses prémices.

Dans la première partie, on découvre Mariam et sa vie de petite fille n’est clairement pas rose. Les drames sont présents très vite, le ton est donné, on n’est pas là pour passer un moment agréable. Ensuite, vient la partie dédiée à Laila, qui semble avoir une meilleure situation familiale que Mariam, mais on ne sait pas encore ce que l’avenir lui réserve… S’ensuivent deux autres parties tout aussi dures et tristes.

On ne peut que compatir aux épreuves que traversent ces deux êtres,  juste parce que quelque part, elles appartiennent au mauvais sexe. On est forcément touché et bouleversé des conditions de vie que connaissent les femmes.

Tout au long de ma lecture, j’ai eu du mal à me dire que ce livre était une fiction, cela apparaît tellement plausible qu’il est difficile de se dire que nos deux protagonistes ne sont pas réelles, juste sorties de l’imagination de l’auteur. Cette sensation provient, je suppose, du contexte, du pays, de l’époque choisis qui sont eux bien ancrés dans l’Histoire du monde.

Les différentes luttes et guerres sont glissées sans entacher l’histoire des deux femmes que nous suivons, elles sont le centre, la période est importante car elle a une incidence sur leurs vies mais l’auteur n’en fait pas trop, ne perdant pas de vue ce que les lecteurs sont venus chercher dans cet écrit.

Une oeuvre emplie de combats, de volonté et de courage qui forcent le respect.

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L’attentat

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Contemporaine & drame
268 pages chez Julliard
tome 2

Résumé :
Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s’agit de sa propre femme. Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien…

Avis :
On débute notre lecture sur un événement qui ne prendra tout son sens qu’à la toute fin du roman, ce n’est d’ordinaire pas un procédé que j’apprécie car au fil de mon avancée ce premier élément passe à la trappe et je ne cherche pas à élucider le mystère qui plane autour. Ici le résultat a été tout autre sur moi, je n’ai pas cessé de méditer à son propos et de chercher le sens qu’il avait. Malheureusement lorsque je termine le livre, je ne vois pas exactement le but de l’auteur, où il voulait nous emmener.

L’idée de cette intrigue menée à la première personne est intéressante et dans l’air du temps. Combien de fois ce genre de drames se produit de nos jours, beaucoup trop en effet. Cette volonté de nous proposer la quête d’un mari qui se sent bafoué m’attirait pour son aspect psychologique. Or on ne peut décemment pas se mettre à la place d’Amine et par moments ses réactions nous semblent exagérées, exaspérantes.

L’épaule sur qui se reposer qui lui est offerte est celle de Kim, une amie de longue date qui est très attachante, elle se veut protectrice et donne une réelle importance à leur relation. Elle n’est pas assez présente, j’aurais voulu plus d’images de cette bonté qu’elle offre sans compter.

Le rythme est traînant, on découvre une plume descriptive et singulière qui prend son temps et évoque le contexte politique et religieux d’Israël. Ce ne sont pas des sujets qui me ravissent, je suis une personne qui préfère rester extérieur à toutes ses discussions houleuses et ne s’intéressent pas du coup à ces deux sujets.

On relève quelques citations sublimes et très justes que j’ai pris plaisir à noter.

Je suis juste heureuse d’être arrivée à bout de cette histoire dont j’imaginais le contenu bien différent. Un drame que j’ai vécu comme étant sans aucun espoir.