Les décharnés : une lueur au crépuscule

– tome unique –
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Une journée de juin comme une autre en Provence. Blessé à la cheville, Patrick, un agriculteur de la région, asocial et vieillissant, ne souhaite qu’une chose : se remettre au plus vite pour retrouver la monotonie de sa vie, rythmée par un travail acharné. Mais le monde bascule dans l’horreur lorsque les automobilistes, coincés dans un embouteillage non loin de chez lui, se transforment soudain en fous assoiffés de sang… de sang humain. S’il veut survivre, Patrick doit non seulement faire face à ces démons qui frappent à sa porte mais aussi à ceux, plus sournois, qui l’assaillent intérieurement. Et si cette petite fille, qu’il prend sous son aile, parvenait à le ramener, lui, vieux loup solitaire, dans le monde des vivants ?

Ce que le ver Caro en dit :

Je ne sais dire si c’est mon préjugé : les zombies sont américains qui est en cause ou la faute des descriptions de l’auteur, voire même le combo des deux, mais je n’ai pas eu la nette impression de respirer le Sud pendant mon périple post-apocalyptique aux côtés des morts vivants.
En parlant des méchants, il n’y a pas à tourner autour du pot, je n’en suis pas une adepte. Pourtant, je m’acharne, je les ai déjà rencontrés dans différentes histoires mais rien n’y fait. Une peur profonde que je nie? Leur côté sans cervelle à l’aspect dégueu? Mon traumatisme du film Resident Evil vu au cinéma adolescente? Je ne sais l’expliquer mais je ne les aime pas même quand un des leurs teste l’amour (> Vivants de Marion Isaac).
En plus, ici, nous n’avons pas l’explication du départ de feu, à savoir comment on est passé des hommes à des zombies et cela me chiffonne. Je suis pour que l’on me donne toutes les informations systématiquement afin d’éviter les interrogations une fois l’aventure finie.
Cela s’engage mal on dirait, et pourtant, ce fut un moment sympathique.

Ce chamboulement qui impose à ceux qui restent de prendre des décisions, de se dévoiler de par leur bonté ou au contraire leur unique volonté de survivre m’a passionnée. On en viendrait presque à se demander qui sont réellement les monstres, l’égoïsme et le désir de domination des rescapés faisant son oeuvre salement.
On ne peut rester insensible face à Patrick, qui a tout oublié de l’autre en fait, et qui va devoir s’allier à cette petite fille. Un lien fort va naître, très joli, qui va permettre à ce vieux fermier connard sur les bords d’évoluer, d’oser accepter son fardeau d’avant.
Ce que je déplore malheureusement c’est que l’association « vieux-enfant » est connu, fonctionne toujours, l’innocence, confrontée à la dureté de la vie d’un ancien, qui pousse à faire ressentir de nouveau des émotions à ces êtres broyés par leurs vies.
Une histoire conçue avec des ennemis livresques, c’est une certitude désormais, où tout coule bien, qui se finit logiquement mais qui ne fait pas se relever un mort 😀

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Un commentaire sur “Les décharnés : une lueur au crépuscule

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  1. J’ai l’impression que les râles de zombies ont camouflé le chant des cigales !
    J’aime bien ce genre de livres. Pas pour les cadavres qui traînent des pieds mais plutôt pour les comportements humains qu’ils génèrent chez les vivants 😉 Après, je ne peux juger celui-ci, ne l’ayant pas encore lu 😉
    Merci pour ce billet 🙂

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