Montres enchantées

– tome unique –
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Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.

Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.?

Ce que le ver Caro en dit :

Un recueil tout en montagnes russes, qui n’a pas eu un goût de reviens-y.
Les nouvelles ne sont pas du tout du même acabit et aucun ressenti n’est au même niveau.
Nous sommes arrivées à la conclusion, avec Elhyandra, que le genre steampunk n’était pas forcément un choix judicieux pour de si courts récits.
Je me pose même la question quant à mon affection pour ce genre dans lequel je suis novice.
Des difficultés à imaginer les différents rouages et fonctionnements me font douter de ma possibilité à entrevoir dans mon esprit les trucs, les machins et les bidules.
J’avoue, j’aurais adoré avoir des illustrations afin de me faciliter la tâche.

Voici donc un point rapide sur ce florilège de récits sur lesquels je vais brièvement mettre en avant ce que j’en retiendrai  :
(en plus du fait que, sans comparse de lecture ni soutien, donc, je ne sais pas si j’aurais persévéré…)

Et depuis je compte les heures > un Londres difficile d’accès pour mes neurones, mais on ne s’y attarde pas, un homme mystérieux qui cache un lourd secret aux effluves de vengeance travaillée, un côté mécanique qui m’a bien plu, une damoiselle qui aurait mérité de se voir passer sous un train de par ses manières et sa mentalité de chieuse, un final qui plie l’ensemble.

Comment meurent les fantômes > une pauvre fille, victime de la vie qui s’acharne sur sa personne, qui décide de la fuir via une montre, encore une fois je vais souligner le fait que je n’ai absolument pas compris comment est l’objet… Une envie de la pousser à agir au lieu d’opter pour la passivité, j’ai aimé l’image qui se devine de la finalité, cela donne un goût de nouveauté à l’acte, mais l’ensemble reste passif et déprimant.

Le toquant > une de mes favorites, si ce n’est même the number one ! Deux amis que tout oppose, un coureur de jupons et son acolyte effacé, chacun passant un examen dans sa spécialité. L’exubérant est artiste, l’introverti soigneur, une ambiguïté qui pose la question des limites entre humains et objets, une mise en avant des déviances possibles dans ce type d’univers, mais tout en sentiments, totalement séduite j’ai été, d’ailleurs, en parlant de ressenti 😉

Allergène > triste déception, le manque d’exploitation imposé par ce format me désole, tant il y avait un potentiel indéniable. Un tel fond me ravissait totalement, mais l’essentiel en est absent, c’est bien trop rapide pour que je m’approprie les informations. L’auteur mélange fiction et réalité entre Freud, Holmes, Jack (pour vous donner un aperçu). Cela facilite grandement la projection du lecteur dans ce récit puisque l’ambiance, les lieux, sont évidences. Un don de sujets trop généreux pour si peu de pages…

Tourbillon aux Trois Ponts d’or > je ne cours pas après les poires comme fruit à la base, mais là, clairement, ce fruit m’a blasée puisqu’il est la clef de la chute que je n’ai absolument pas comprise… J’ai horreur de cela, d’ailleurs quand j’étais plus jeune, je voyais les nouvelles comme des textes aux chutes impossibles à comprendre qui te donnent cette impression de débilité genre « je suis trop bête pour comprendre le délire de l’auteur ».  Une énigme en chambre close, cela avait tout pour me charmer et pourtant, une fois le truc expliqué, on m’a perdue, mon esprit a tenté de joindre tous les morceaux et a surchauffé en cours de route. Le duo choisi était intéressant, constitué d’un agent et son divisionnaire atypique, c’est le bon point ici. Un ensemble trop tordu…

The Pink Tea Time Club > deux sœurs, la plus âgée est rangée et rentre bien dans les cases, sa cadette par contre veut n’en faire qu’à sa tête, un côté très fifille peste qui a eu raison de moi. Un accident étrange va la motiver à devenir partenaire d’un étrange horloger qui doit remonter des mécanismes afin d’éviter à des portes de s’ouvrir. Derrière ces dernières, des êtres appartenant à d’autres mondes qui pourraient semer le chaos. Une fin mignonnette qui a su me redonner le sourire et qui affiche sans complexe le girl power de cet écrit.

 Je reviendrai > des boucles dans l’histoire qui nécessite des neurones solides, tout est ici dans les dernières lignes terriblement touchantes et qui sauvent le ton qui sonne Terminator

Le club des érudits hallucinés > encore une fois, bien des aspects rendent le lecteur curieux et souffrent de ce manque d’approfondissement que je ne cesse de déplorer. Nous sommes en compagnie dune bande de gens  aux portefeuilles garnis qui se retrouvent pour partager leur passion pour la biomécanique. Ce ne fut pas mauvais, mais je n’étais pas dedans…

When time drives you insane > Insane, oui, je l’ai été, mais avec la nouvelle. Un style bien trop particulier qui m’a donné l’impression de vivre plutôt le mythe de Sisyphe, à voir recommencer les mêmes souffrances à chaque page… et non celui d’Orphée et d’Eurydice. Lue en diagonale, un fond qui ne me percute pas et des spécificités de plume qui ne m’interpellent absolument pas… Pour parler de temps, ici j’ai perdu le mien et sans l’aide de ma binôme de lecture, j’aurais abandonné ce recueil à ce moment. En résumé, Eurydice n’est pas contente, voire même très énervée, et du coup ne va pas être gentille.

Derrière les engrenages > comme quoi parfois l’acharnement a du bon, j’ai trouvé cette histoire terriblement jolie, des personnages attachants dans une petit ville qui a bien des secrets à dévoiler pour offrir un final au summum du touchant et du surprenant. L’auteur nous a eu en beauté avec Sylvine, une femme qui décide de bousculer les choses, Théo qui s’immisce dans son quotidien et Ambrose qui semble apprécier la rébellion de sa petite femme qui refuse de se plier à la coutume.

Pacte mécanique > un côté sombre romantique que je valide, cette nouvelle est la préquelle du titre La nuit des cœurs froids, j’avoue ne pas avoir été assez réceptive pour vouloir acheter le roman. Cependant, j’ai adhéré à cet amour fort, tout en passion, qui pousse à agir de façon insensée. Jolie et noire en somme.

La mécamonstruosité de Monsieur Helpiquet > un fond pas mauvais, mais le style m’a laissée de marbre et a fait en pâtir mon ressenti général. Un train, des vers vivant dans des décharges afin d’en éliminer les contenus, un homme détestable qui souhaite écrire un roman et se voit offrir par un des lombrics une occasion en or de produire quelque chose, puisque ce dernier aime se donner en spectacle lors des passages des voyageurs et de là va découler un badaboum de l’extrême.

L’agonie des aiguilles > une découverte de la plus haute importance faite par une archéologue qui peut nuire à la société et au gouvernement en place si elle est dévoilée au grand public. La trame m’a bien bottée.

Da Svidaniya Rossiia ! > un moment agréable passé au côté d’Anastasia Romanov, on assiste à un tournant de sa vie puisque elle a réchappé au meurtre programmé des siens.  Une hypothétique fuite que l’auteur s’approprie d’une façon que je plussoie, surtout avec la présence d’un bien étrange Raspoutine très intéressante. Mais fort court encore une fois, la lectrice en moi aurait voulu bien plus sur le sujet et sur cette manière de l’aborder.


Au fil du temps >
un homme qui ne lève pas le voile sur tous ses secrets, le mystère reste, la chute ne se comprend pas bien du coup, une Nature qui décide de reprendre le pouvoir sur une ville devenue lisse et qui a oublié l’impact du temps, un petit goût plaisant de mythologie grecque via les Trois Moires. Encore une fois, je déplore un manque d’explications qui me fait rester sur un ressenti moyen.

Le cimetière des heures perdues > l’inquisition et la sorcellerie sont au rendez-vous, le poids du passé et son appel à la vengeance aussi, une énigme pour un homme qui tend à devenir écrivain. Des thèmes qui me parlent.

Malvina Moonlore > une lecture qui se passe plutôt bien pour ce dernier récit reprenant le sujet de la poupée maudite en mode steampunk. Une fin qui peut se deviner, un homme farfelu qui tombe en admiration devant une horloge très particulière et le vampirisme abordé de façon novateur, si on ajoute une chute qui s’entend, on est pas mal.

Lu avec mon Elhyandra

 

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7 commentaires sur « Montres enchantées »

    1. Tu ne crois pas si bien dire, j’ai monté hier une vidéo qui va sortir tout bientôt où je donne la date : un jour de mai quoi!!! J’essaye de palier à mon retard et je commence à croire que je finirai par surmonter un jour toutes les publications que j’ai d’avance en vidéo ou que je veux écrire. Pour le blog, je suis en train de revoir, je pense ne plus chroniquer systématiquement toutes mes lectures. Je fais un point sur ma page Facebook que je transfère ici plus Youtube c’est déjà pas mal. Il y aura encore des avis mais que quand j’aurai de l’inspiration vis à vis du bouquin en question.
      Non, non, ma chronique était écrite depuis un bail, je l’avais juste oubliée… Et je m’étais basée pour la faire sur nos échanges de mail 😉
      Bisous bisous ❤

      Aimé par 1 personne

      1. Pire! ^^
        Je fais un point rapide certes, mais après la vidéo sort et bien souvent je ne fais que répéter en version écrite mon opinion mis sur Youtube dans ma chronique. Hormis apporter une redondance cela ne sert pas à grand chose. Surtout que cela ne me fait plus envie de toujours sur le papier pour tous les livres donc on sent le feeling du moment 😉

        Aimé par 1 personne

    1. C’est déjà un petit pas vers sa découverte que de se sentir gentiment titillé par de la curiosité à son encontre.
      😀 cela fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion de monter dans un de ces wagons mais je trouvais que l’image véhiculée collait totalement à ce que j’avais ressenti ^^
      Au cas où, tu sais où je suis pour en papoter.

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