Carrie

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Thriller & horreur
252 pages chez J’ai lu

Résumé :
A dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec difficulté…
Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau ! Loin d’être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c’est compter sans l’aigreur et la mesquinerie des autres élèves.
Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?

Avis :
Carrie est une bombe à retardement qui va finir par exploser et par tout emporter avec elle.
C’est une jeune fille différente de par l’éduction pieuse à l’excès de sa mère et de par sa façon d’être en général. Elle subit au quotidien brimades, blagues, critiques… Elle a tout de l’enfant victime qui va malheureusement s’illustrer par son pétage de plombs.
C’est un thème qui ne prend pas une ride, il est encore bien trop souvent question de harcèlement scolaire ou de personnes ayant tout d’un coup voulu se rebeller, décision entraînant un drame.

Cependant, Carrie a un plus (si l’on peut dire) : elle possède un pouvoir qui va l’aider à accomplir l’horreur au moment de l’apogée de sa folie. Ce don dégage une aura impressionnante.

Mais elle n’est pas la seule à souffrir de démence. Sa mère a tout d’un démon malfaisant et leur demeure dégage une atmosphère lourde via tous ces tableaux représentant des scènes religieuses, oui, mais ultra glauques.
D’ailleurs, l’ambiance générale est très bien retranscrite et donc forcément ressentie par le lecteur.

Au niveau du style, je le qualifierais de vieillot et le fait de citer un autre livre nommé L’ombre dissipée alourdit l’ensemble à cause de son aspect technique et indigeste.
Ce qui freine aussi, c’est cette façon de faire revivre les moments fatidiques par plusieurs personnages, certes cela amène des détails mais était-ce vraiment nécessaire ?

Je suis restée extérieure à cette intrigue malgré mon attachement pour Sue qui est une personne méritante du point de vue de sa remise en question et son intention de bien faire.

Je reconnais cependant qu’une fois le livre fermé, je pensais beaucoup à Carrie, à son désespoir, à la solution qui la touche de plein fouet et qui lui fait nous offrir un tout autre visage très sombre.

La fin m’a déçue, tout comme Simetierre, je m’attendais à du lourd, du surprenant, une nouvelle inenvisageable pour le commun des mortels mais qui, de la plume de King, fonctionnerait à la perfection.

Un climat apocalyptique et un thème percutant versus le reste… Mitigée la fille, donc.

Mes comparses :
Astrid
Kathleen

challe19qui-maime-me-suive


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6 commentaires sur « Carrie »

    1. Je suis moins enjouée à son égard que toi 😉
      Cependant je reconnais les talents de Mr King, avec qui j’ai eu un début difficile, m’étant lancée dans des titres qui ne me correspondaient pas assez je suppose du fait qu’ils faisaient ressortir à mes yeux les points négatifs plutôt que ses qualités.

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  1. Je me souviens avoir adoré Carrie mais il est vrai que le but recherché est plus concentré sur l’empathie pour Carrie que sur l’aspect fantastique d’une fin. Et il ne faut pas oublier qu’il s’agit du premier roman de Stephen King; il a bien évolué depuis 🙂

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    1. Là d’emblée, je suis contente de un de te voir ici et de deux de lire un commentaire si intéressant 🙂
      Carrie avait tout pour que j’ai énormément de compassion à son égard et je pense que ce sentiment saisit la plupart des lecteurs, car comme tu le soulignes c’est là le but. Et même si l’aspect fantastique n’est pas plus développé, je l’ai fort bien aimé, il sonnait juste dans cette histoire. Par contre, les passages scientifiques sur ce « don » étaient de trop pour moi.
      Mon vrai souci avec son style « à l’ancienne » LOL vient du fait que ce n’est pas le premier King auquel je reproche un poids à la lecture mais je n’oublie pas qu’il a un florilège de livres à son compte et qu’il en existe certainement des plus adaptés à mes goûts comme Simetierre, découvert il y a peu que j’ai trouvé fort délicieux dans son intrigue ce qui a effacé un ton qui aurait pu me paraître un poil indigeste.
      Tu en as lu beaucoup de lui?

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