De l’autre côté

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Nouvelle graphique
Ebook chez Ska de 44 pages

Résumé :
Bad trip, mauvais rêve ou anticipation, les affres d’un héros qui ne s’appartient plus…

«Des murmures montèrent alors dans l’atmosphère, augmentant peu à peu de volume, puis se mirent à hanter la pièce tout entière, des chuchotements absolument pas angoissants, bien au contraire : ils étaient enjoués, empreints d’un bonheur serein. Et provenaient des sculptures elles-mêmes. Je renversai la tête en arrière et mon esprit s’envola, oui, il me sembla décoller littéralement, et ce n’était pas l’œuvre d’un Simu, ça n’avait vraiment rien à voir. Je me mis à rêver – m’endormis-je alors ? je n’en sais rien –, enfin pas rêver vraiment, comment expliquer ce qui s’ensuivit ?… Pourrais-je nommer ceci une « réinitialisation » ? Oui, sans doute. »

Avec cette nouvelle graphique qui emprunte les codes du fantastique, du polar et de la science fiction, Vidal et Andres inaugurent chez SKA un nouveau genre : la nouvelle graphique.

Avis :
Ici nous sommes en compagnie d’une nouvelle graphique mêlant plusieurs genres dont je retiens surtout le côté anticipation et cette peur qui nous guette tous, à savoir l’emprise de la technologie à l’avenir.

Je vais d’abord faire un point sur les coups de crayons. J’aime beaucoup le ton de la couverture qui met en avant des couleurs froides et nous laisse présager une sombre ambiance. Intuition confirmée par le thème de cet écrit.

Les dessins accompagnant le texte sont tous en noir et blanc, de diverses nuances, que ce soit dans la technique utilisée et dans le rendu souhaité qui fait corps avec les mots. Nous avons du flou, du précis, du géométrique et bien d’autres inspirations dont je ne connais pas forcément les appellations.

Le monde dévoilé à travers ces images et le récit est futuriste, très technologique et complexe. Malheureusement il n’est évidemment pas fouillé vu le nombre de pages et cela n’a pas su étancher ma curiosité. J’aurais voulu du pourquoi, du comment. Cependant il n’est pas difficile d’imaginer l’univers et de comprendre que tout est régenté et que donc la vie n’y est pas des plus agréables.

Le titre nous parle d’un lieu que le personnage va découvrir. Il existe une sorte de frontière entre la ville étouffante, qu’il ne supporte plus de par sa précarité et les règles mises en vigueur, et ce que l’on pourrait appeler la campagne pour nous, lecteurs de 2014.
On sent une influence Seconde Guerre Mondiale au début, comme si l’Histoire se répétait encore et encore et que l’humain ne retenait rien des erreurs de ses pairs. Après, je ne sais pas si là où évolue Julius, notre personnage, il s’agit bien de notre Terre.

Il va y trouver une forme de délivrance qui se révèle originale, étrange et poétique, quand on y réfléchit, avec une touche d’humanité qui refait son apparition parmi tous ces termes désignant les machines peuplant leurs journées.

Une lecture rapide qui coupe de nos romans habituels et se démarque de par cette différence à mêler tant de choses en si peu de pages.

Un pari osé, déroutant et qui ne rentre pas dans les cases.

Remerciements :
A l’auteur Gilles Vidal pour ce partenariat

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8 commentaires sur « De l’autre côté »

    1. Cela n’a pas toujours été ainsi et je connais des périodes à vide de temps à autre.
      Il faut trouver son rythme et l’organisation qui nous convient afin de lire, chroniquer, vidéoter, visiter les autres, tout en travaillant, et en vivant sa vie.
      C’est difficile crois-moi mais au fil du temps, on découvre une stabilité qui nous permet de plus ou moins tout gérer.

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      1. Oui c’est clair, en plus avec mon boulot ce n’est jamais régulier alors pour avoir un rythme ce n’est pas évident, mais heureusement je n’ai pas d’enfant sinon je pourrais dire adieu a la lecture.

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      2. C’est sûr que là j’ai un avantage certain, j’ai des horaires fixes et des semaines soit de six jours soit de quatre donc avec le temps on prend ses marques.
        Je te souhaite bien du courage pour trouver le tien.
        Avec un enfant, ce sont tous les repères qui volent en éclats (je suppose hein je n’en ai pas non plus).

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