Les yeux plus grands que le ventre

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Policier
318 pages chez Folio

Résumé :
Dans le Rio de Janeiro de l’immédiat avant-guerre sévit un tueur en série ayant une particularité : il ne s’attaque qu’aux femmes très grosses. Ainsi disparaissent une prostituée polonaise, une religieuse incapable de résister à la gourmandise, l’attachée de l’ambassade d’Allemagne et plusieurs jeunes femmes de la bonne société carioca. Le commissaire Noronha est chargé de l’enquête. Esteves, un ex-policier portugais reconverti dans la pâtisserie, lui prête main-forte.
Au fil de leurs investigations, ils se rendent dans les quartiers chauds de la ville, au superbe Opéra de style Art nouveau un soir de première, assistent à une course automobile. Noronha et Esteves doivent rassurer les femmes de Rio, qui estiment toutes qu’elles ont les yeux plus grands que le ventre.

Avis :
Je ne peux m’empêcher de trouver que les noms des lieux semblent emplis de soleil et de crème pâtissière. Ce sont mes origines qui doivent vouloir ça.

Ce livre me donne l’eau à la bouche mais j’ai bien l’impression, vu le thème, qu’il vaut mieux s’abstenir de goûter.

Il y a beaucoup de souvenirs de mes cours de Portugais, aussi, qui refont surface : le poète Pessoa, l’affection que portent les portugais aux jaunes d’oeufs en cuisine, …

La première femme que nous découvrons est décrite de façon à apparaître grossière, dans le sens où elle est sale et ne sait absolument pas se tenir. Cette première victime ne nous fait ressentir aucune compassion ou presque, on dirait un petit monstre qui se jette sur tout ce qui peut se manger. Elle correspond au stéréotype de l’obèse qui aime la nourriture et n’aspire qu’à tout engloutir. Et même si on fait allusion à une moquerie dont elle était la cible à l’école, cela n’atténue pas cette sensation qu’on a qu’elle ne fait rien pour stopper cette danse sucrée menant tout droit à la tombe.

Charon arrive dans son fidèle destrier qui n’est pas une barque. J’aime beaucoup ce qu’a fait l’auteur via le prénom de notre tueur. Ses pulsions meurtrières nous sont révélées et rapidement expliquées, aucun suspense de ce côté là, elles n’ont rien de révolutionnaire contrairement à sa signature qui est surprenante.

L’avant dernier à nous être présenté est Esteves, ancien flic humilié et licencié reconverti dans la pâtisserie, qui va vouloir apporter son aide au policier chargé de l’enquête. Leur premier face à face est tordant ! Esteves est un homme qui s’exprime dans un langage soutenu, qui sonne moqueur et a un sens de la déduction poussé. Il fait un peu Hercule Poirot dans l’âme mais en moins charismatique, une pâle copie à mes yeux.

La meilleure pour la fin : une femme intelligente qui sait ce qu’elle veut, et n’a pas froid aux yeux, va rejoindre notre duo d’enquêteurs déjà accompagné du second du commissaire : Calixto, un homme drôle car très maniéré.

Le rythme n’est pas soutenu, on se ballade, on dévie du sujet principal via le gouvernement de l’époque, par exemple. Cela donne une vue d’ensemble à laquelle je n’ai pas été sensible.
Le manque de course effrénée et de secrets à dévoiler alourdit le livre et atténue l’horreur des meurtres.

Une petite attention sympathique vis à vis de l’auteur via les illustrations présentes.

Un roman qui a débuté sur un sourire mais ce dernier s’est transformé en moue dubitative au fil de la lecture.

challe19

Remerciements :
A Livraddict ainsi qu’aux éditions Folio

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6 commentaires sur « Les yeux plus grands que le ventre »

    1. L’idée des meurtres dans leur mise en scène est top mais clairement cela peine à avancer et comme on connait déjà le tueur on est pas pressé…
      On peut lire mieux Serial Killer Girl j’en suis certaine ^^

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  1. Coucou!
    Je l’aime bien aussi, l’association petits cupcakes et femme ronde correspond bien au contenu, j’aime ce côté surprenant puisqu’il s’agit d’un policier, cependant ce n’est pas fantastique donc je ne vais pas t’encourager à faire demi tour et à revoir ta décision.

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    1. J’aime beaucoup ce côté décalé qu’elle a, de plus elle colle au contenu mais je comprends ton point de vue vis à vis de ce choix de couverture.
      Il faut toujours se fier à sa première impression à ce qu’on dit 😉

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