Avec les alcooliques anonymes

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Témoignage
354 pages chez Folio

Résumé :
«– Je m’appelle Frank T… et je suis un alcoolique. – Je m’appelle Elizabeth F… et je suis une alcoolique. Selon la condition sociale, le vêtement était luxueux, ou pauvre. Selon le degré d’éducation, variaient les manières et les voix. Mais l’origine, la culture, le costume, la fortune des hommes et des femmes qui parlaient ainsi et des hommes et des femmes à qui s’adressaient leurs propos n’avaient aucune importance. Ils étaient tous unis par un lien commun, plus fort que celui d’un milieu, d’une race, d’une famille, ou même d’un amour. Blancs ou Noirs, opulents ou misérables, illettrés ou savants, ils étaient solidaires, ils étaient frères à jamais, parce qu’ils avaient subi le même mal dévorant et qu’ils avaient laissé aux griffes du monstre leur chair et leur âme.»

Avis :
Un livre reprenant un reportage vieux de plusieurs décennies et qui, malgré tout, n’apparaît pas comme désuet. Les alcooliques n’ont pas pris une ride aux vues des explications et des exemples traités au fil des pages ni leur phrase culte que l’on connaît tous : «Je m’appelle X et je suis alcoolique».

Un thème dévastateur pour les victimes de ce vice tout comme pour leurs proches. Par mal, j’entends maladie, si on avait des doutes avant, ce livre nous met dans le droit chemin et nous fait voir les choses différemment.

On découvre des hommes et des femmes aux narrations bouleversantes qui pourtant chacune à sa façon contient un soupçon d’espoir, le tout est de s’y accrocher comme l’ont fait la plupart des personnes citées.

C’est un univers sombre, qui prend toute sa vigueur le soir venu mais grâce aux A A on ne veut retenir que le côté chaleureux qu’ils offrent, leur fraternité, une bien belle action humaine que cette entreprise excellemment organisée.

Chaque récit est marquant mais on en a tout naturellement un qui nous reste en tête, pour moi ce sera celui de lady Kay qui tourne son histoire en dérision de façon triste et drôle à la fois.

On trouve aussi des chiffres, des statistiques qui font froid dans le dos et d’autres qui donnent envie de croire aux miracles de voir quelqu’un dont la boisson est sa pseudo meilleure amie guérir.

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8 commentaires sur “Avec les alcooliques anonymes

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  1. Je n’ai encore jamais eu l’occasion de lire du Joseph Kessel. Vu ta description, je lirais bien celui-ci (entre autres). Le titre ne me disait rien, merci pour cette découverte. 🙂

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