S’immoler à 20 ans

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Témoignage
218 pages chez J’ai lu

Résumé :
Marie-José Brunei est infirmière à l’ONG Humaniterra, en Afghanistan, au centre des grands brûlés d’Herat. Chaque jour, elle est confrontée à la souffrance et au désespoir de ces jeunes Afghanes qui ont choisi de s’immoler par le feu plutôt que de poursuivre cette vie de servitude dans laquelle leurs proches et la société les maintiennent Ce récit retrace l’itinéraire d’une femme exceptionnelle et nous livre le témoignage bouleversant de ces  » ombres bleues  » qui, par un acte insensé, ont cru mettre fin à leur calvaire.

Avis :
Marie-Josée est une femme exceptionnelle qui au détour d’une première mission humanitaire en Afghanistan s’est prise d’affection pour ses êtres que sont les grands brûlés auxquels on ne prodigue aucun soin ou presque. Elle fait tout son possible pour que les choses changent et elle y arrive.

On la retrouve ici en compagnie d’une journaliste, Dorothée, qui vaut dénoncer les raisons peu connues qui mènent à l’immolation.

Au fil des pages, on apprend à connaître Marie Jan comme l’appellent ses patientes, elle a de l’amour à offrir à foison, elle en donne énormément sans distinction aucune, et on lui rend bien. Ces scènes sont magnifiques, belles et émouvantes au plus haut point.

Et on a ses personnes, qui pour une cause identique : la souffrance et la honte, prennent ce qu’ils ont sous la main pour en finir. La mort par le feu n’est nullement symbolique comme je le pensais mais uniquement pratique. C’est horrible à dire mais c’est ainsi.

Certains récits sont des notes d’espoir, d’autres par contre laissent sans voix, le cœur serré, mais à chaque fois les douleurs dû à cet acte sont insupportables, les ressources de ce pays ne permettent pas de donner de la morphine afin d’effacer ces maux.

On nous parle de la peau brûlée, de l’odeur, de ces femmes enturbannées dans des bandes, couvertes de pommades. C’est très réaliste et c’est appréciable, on ne cherche aucunement à nous cacher quelque chose, tout est dit. Ce n’est pas beau à voir mais c’est ainsi.

La lecture de ce livre nous laisse chamboulés. Comment à notre époque, une contrée peut elle encore vivre comme un peuple primitif. L’image est forte, peut-être exagérée mais c’est comme cela que je l’ai ressenti. Les femmes n’ont aucune conscience des droits qu’elles ont, elles ne font que baisser la tête, subir pour ne pas déshonorer leur famille. Les hommes sont les seuls maîtres à bord, ou presque car certaines belle-mères sont tout aussi détestables et ne donnent pas leur part aux chats quand il s’agit de maltraiter leurs brus.

J’ai appris tellement pendant cette lecture, sur la culture, la religion musulmane, l’Histoire.

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Une oeuvre mêlant toutes sortes de sentiments, des plus douloureux aux petits rayons de soleil que nous laisse dans le cœur l’avenir de certaines jeunes femmes, défigurées pour toujours, aux nombreuses cicatrices tant physiques que morales mais qui croit encore en la vie malgré tout, grâce à l’amour…

 

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